I . Correspondance^ de U Veft(e piémoniaUe
m &ut une eemeience large qne n'effarouchent « point à Foeeasion une alliance adultère, la A foi pabli(}ae violée, les lois de rhumanitë foi>- « lées aux pieds {l). » '
La Haute- Vente résume elle-même cet inferoaÀ complot ; <r C'est la corruption e^ grand m qne^ nous erroné entreprise, la corruption du « peuple par le clergé et du elerffé par nouSy la €L corruptUm qui doit nous conduire à mettre un ^jour l'Église au tombeau. Pour abattre le Ca- « tholicisme, nous dit-on, il faudrait d'abord « supprimer la femme. Soit; mais, ne pouvant « supprimer la femme, corrompons-la avec l'Ê « glise. Corruptio optimi pessima. Le but est as- « se2 beau pour tenter des hommes teJs que « nous. Le meilleur poignard pour frapper l'Ê- « glise au cœur y c'est la corruption, A lœuvre donc, ff jusqu'à la /!n/»
La corruption de la jeunesse et du clergé, — Les « cœurs choisis » que la Révolution recherche de préférence, ce sont les jeunes gens et les prêtres; elle ose même aspirer jusqu'à former un Pape.
(X C'est \ la jeunesse qu'il faut aller; c'est elle •t qu'il faut séduire, elle que nous devons en-
«• Proudhan.
« traîner, sans qu'elle s'en doute, sous nos dra- « peaux. Que tout le monde ignore votre desc sein I Laissez de côte la vieillesse et Fâge mûr, « allez à la jeunesse, et, s'il est possible, jusce qu'à l'enfance. N'ayez jamais pour elle un « mot d'impiété ou d'impureté ; gardez- vous- « en bien, dans l'intérêt de la cause. Conservez c toutes les apparences de l'homme grave et « moral. Une fois votre réputation établie dans c les collèges, dans les gymnases, dans les uni- « versités, dans les séminaires, une fois que « vous aurez capté la confiance des professeurs a et des étudiants, attachez-vous principalece ment à ceux qui s'engagent dans la milice ce cléricale. Excitez, échauffez ces natures si « pleines d'incandescence et de patriotique orc( gueil. Offrez-leur d'abord, mais toujours en « secret, des livres inoffensifs, puis, vous ame- « nez peu à peu vos disciples au degré de euiS" « son voulu. Quand, sur tous les points à la fois, « ce travail de tous les jours aura répandu nos c idées comme la lumière, vous pourrez appré- « cier la sagesse de cette direction.
« Faites-vous une réputation de bon catho- « lique et de patriote pur. Cette réputation m donnera facilement accès à nos doctrines ff parmi le jeune clergé comme au fond des « couvents. Dans quelques années, ce jeune
<c clergé aura, par la force des choses, envahi a toutes les fonctions ; il gouvernera, il admic nistrera, il jugera, il formera le conseil du « Souverain ; il sera appelé à choisir le Pontife « qui devra régner, et ce Pontife, comme la « plupart de ses contemporains, sera nécessaia rement plus ou moins imbu des principes a italiens et humanitaires que nous allons mettre « en circulation. Pour atteindre ce but, mettons «k au vent toutes nos voiles (1). »
t Nous devons faire Véducation immorale de m l'Eglise, et arriver, par de petits moyens bien « gradués, quoique assez mal définis, au triom- « phe de l'idée révolutionnaire par un Pape, a Ce projet nl'^ toujours paru d'un calcul sur- « humain (2). » Surhumain, en effet, car il vient on droite ligne de Satan. Le personnage qui se cache sous le nom de Nubius décrit ensuite ce Pape révolutionnaire qu'il ose espérer : un Pape faible et crédule, sans pénétration, honnête et respecté, imbu des principes libéraux. « C'est « à peu près dans ces conditions qu'il nous en «c faudrait un, si c'est encore possible. Avec « cela nous marcherons plus sûrement à Vas- € saut de l* Église, qu'avec les pamphlets de nos