LE 18 FRUCTIDOR POUVAIT-ON SAUVER LÉGALEMENT LA LIBERTÉ
Fallait-il clone laisser étouffer la République sans résistance ? Un gouvernement qui se fût livré sans défense eût été déshonoré. Gomment résister ? Tous les pouvoirs légaux étaient ennemis. La cruauté fut de trop, dites-vous. Oui, assurément. Mais on avait rendu le Directoire ridicule et il se fit barbare pour être pris au sérieux. Ainsi, de quelque côté que l'on se tourne, soit que l'on agisse, soit que l'on n'agisse pas, soit que l'on use de rigueur ou de clémence, le danger est presque égal pour la chose publique. Le mal venait de plus loin ; il était irréparable aux yeux même de ceux qui prétendaient le guérir.
Souvent on fait aux hommes un reproche de n'avoir pas sauvé une situation politique à tel mo-
comme un homme qui n'a plus que quelques jours à vivre. Comme il ne m'avait point offensé personnellement, j'allai audevant de lui. C'était un spectacle à fendre le cœur, de voir ce bœuf furieux à la Convention, versant des larmes de repentir en présence de la tombe prête à s'ouvrir. Il mourut peu de temps après, laissant son corps à la Franco, legs do vanité qui n'a été accepté que par les vers. » Mémoires inédits de Baudot.
ment donné.' Presque toujours, quand la crise éclate, il est trop tard pour y porter remède. La faute est d'avoir laissé s'accumuler les dangers, jusqu'tà ce qu'il soit impossible d'y échapper. Ce n'est pas le jour où vous périssez que vous commettez les fautes décisives. Celles-ci datent toujours de plus loin.
Quelques-uns, tels que Carnet, remédiaient à tout en niant le péril ; jusqu'au dernier moment, en dépit de L'évidence il refusa de voir le royalisme pour n'avoir pas à le combattre. C'est que 'son passé de 1793 le terrifiait ; il avait peur d'y rentrer, et fermait volontairement les yeux. De l'énergie furieuse de 1793, il tomba dans l'extrême de l'inertie.
Il croit aux moyens réconcilia loir es : il compte désarmer l'ennemi en se mettant à sa merci.
Au pis aller, Carnot veut un nouveau 20 juin et non un 31 mai, effrayer et non frapper ; il pense qu'une adresse des députés patriotes suffirait. Après tant d'expériences formidables, Carnot allait sortir des affaires, sans connaître les hommes. Il ignore ce qu'est la haine politique, le parti pris, l'acharnement inexorable des réactions. Honnête homme et dupe, le souvenir du Comité de salut public le rejette dans l'excès opposé, la confiance aveugle. Le terroriste est devenu débonnaire.
Cependant il était manifeste que, chaque jour, la
vie devenait plus impossible au Directoire ; dernière cause de mépris, on ne voyait pas l'épée. En vain les directeurs se couvraient d'un costume éclatant ; ils n'avaient qu'un glaive de théâtre. C'était, disait-on déjà, un gouvernement d'avocats. Depuis que ce mot fut prononcé, l'impatience s'accrut de se délivrer de quiconque n'avait pour lui que la loi et la justice. La loi, c'est le sabre ; cette réponse d'un officier allait devenir notre code politique.
Même la gloire conquise en Italie se tournait contre le gouvernement républicain. On lui reprochait de ne pas vouloir la paix, parce qu'il faisait trop bien la guerre.
Le conseil des Cinq-Cents en vint au point d'ôter au Directoire les fonds nécessaires aux dépenses les plus urgentes.
C'était l'insulter et le désarmer à la fois.
A tant de provocations, le Directoire répond par le 18 fructidor, c'est-à-dire par la proscription de ses adversaires. Carnot et Barthélémy proscrits, les deux assemblées investies, cinquante représentants arrêtés, traînés sur des charrettes à travers toute la France transie de peur ; ces représentants, déportés sur les plages de Cayenne, où un grand nombre devaient mourir et illustrer de leur agonie les solitudes de Sinamary ; les soldats maîtres des conseils, lesjournalistes exilés, la presse muette,
le peuple indifférent ou terrifié ; l'épée à la place de la loi ; voilà cette journée de fructidor, qui ouvre la porte toute grande au 18 brumaire et à l'Empire. Augereau en est le héros ; mais derrière Augereau apparaît au loin Napoléon.
Premier triomphe du militarisme. En cela, cette journée acheva de changer le tempérament de la Révolution ; jusque-là, le bien, le mal, tout s'était fait par des citoyens et non par les soldats. Un tel bouleversement devait entraîner des conséquences, immenses. Tout respect de la loi disparut. On ne vit plus, on n'adrqira plus que le sabre. A ce point de vue, cette journée, qui ne répandit point de sang, fut la plus funeste à la liberté. Le peuple femelle du 12 germinal se dégoûta de tout ce qui n'était pas la force brute. Après la victoire des soldats, il ne restait plus qu'à couronner un soldat.
Vous pouvez, en effet, remarquer que le général Bonaparte, qui s'était contenu longtemps, prit, dans ses correspondances avec le Directoire, le ton du maître, aussitôt après le 18 fructidor. Le changement en lui fut subit ; il vit que le pouvoir passait à l'armée. Il n'eut rien osé de semblable avec la Convention ; elle eût pu, par mégarde, décapiter prématurément cette gloire.
Je me demande si la science politique pouvait fournir encore, dans une position si désespérée déjà, une solution régulière, et j'avoue que je n'en
trouve pas. Le malheur est que la nation ne veillait plus à ses institutions nouvelles ; la chute ou la durée de son gouvernement n'était plus qu'un spectacle ; de tant de passions, il ne restait que la curiosité.
Même au plus fort de la Terreur, la Convention n'avait pas mis les citoyens aux mains d'un général. C'étaient des magistrats civils qui imposaient la peur ; et cette toute-puissance est infiniment moins démoralisante que celle qui s'exerce par des militaires.
Quand le despotisme est dans^la main des magistrats civils, vous pouvez croire encore que la loi survit dans l'ombre. Quand c'est le soldat qui commande, l'idée même de loi disparaît- Vous ne voyez plus que la force. Rien de mieux fait pour ôter le cœur à une nation et changer un peuple en populace.
Voilà pourquoi ce régime est celui qu'il convient d'employer chez des peuples que l'on a envahis et que l'on a besoin de détruire. S'ils le tolèrent quelque temps, il n'est guère de raison pour qu'ils ne le tolèrent pas toujours.
LE DIUIXTOIRE 253
CONSEQUENCE DES COUPS D ETAT DU DIRECTOIRE. LA NATION RETOMBE EN TUTELLE
Une question se présente. Pourquoi, de tous les Qoups d'État, le 18 fructidor est-il le seul qui n'ait pas été glorifié par les honnêtes gens et par les historiens? D'où vient cette exception unique à notre règle : Vse viclis ? Le danger était-il moins grand en fructidor an v qu'il ne le sera au 18 brumaire? Au contraire, la conspiration de Pichegru était flagrante ; l'occasion seule tardait ; et déjà tous les moyens étaient concertés pour affamer le Directoire. Gomment donc est-il arrivé que cet heureux coup de main n'ait pas séduit, comme à l'ordinaire, la conscience publique ; que les déportations à Sinnamary,les morts lentes, désespérées, dans les déserts, et le silence et le triomphe qui s'ensuivirent, n'aient pas produit les apologies accoutumées dont notre histoire s'enveloppe dans toutes les occasions semblables ?
La raison en est, je pense, que ces coups frappaient les contre-révolutionnaires; que peu de gens tenaient au salut du Directoire, (^u'il parut se sau-
T. III. Ij
ver seul, qu'il tenait dans ses mains tous les fils de la conspiration et qu'ainsi le péril ne sembla imminent à personne ; qu'en mêlant les innocents aux coupables, il se joua trop grossièrement de l'évidence ; qu'en suspendant les lois, il perdit les avantages de la légalité ; qu'en frappant sans jugement un criminel tel que Pichegru, il en fit une victime ; que la justice même parut de la barbarie. "Mais ces raisons-là ne suffisent pas ; disons la véritable. Si le vœ victis ordinaire n'a pas été prononcé contre les vaincus du 18 fructidor, c'est que la victoire du Directoire n'a duré que dix-sept mois ; le temps a été trop court pour consolider la louange du plus fort et suborner l'avenir.
En effet, il ne faut pas croire que l'éloge ait manqué aux auteurs du 18 fructidor. La louange ne tarit pas jusqu'en 1799. Ils répétaient sans cesse qu'ils n'avaient pas répandu une seule goutte de sang. Rien de plus vrai. Ils avaient inauguré la mort sèche dont parle Juvénal, morte siccâ. A l'échafaud ils substituèrent la déportation sur une terre sûrement homicide ; et par eux on apprit que, grâce à la légèreté des hommes, la pitié s'éteint promptement si on éloigne des yeux les échafauds et les supplices.
Mesures de salut, répète-t-on d'abord. Gela n'a rien sauvé. Voyez à qui profite le silence qui suit. La France se montra docile au 18 fructidor, comme
dans toutes les occasions de ce genre. Au milieu de la stupeur qui succède, aucun individu ne peut attirer sur lui l'attention publique dans l'intérieur. Un seul homme grandit à vue d'œil dans l'affaissement de tous, et la presse muette n'a plus de voix que pour lui. Le retentissement du traité de Gampo- Formio, et bientôt de l'expédition d'Egypte, n'en fut que plus grand. Le Directoire semblait ordonner le silence pour que l'on entendît mieux les pas du général Bonaparte. Déjà ce nom remplace la vie publique, que l'on prend à tâche d'effacer. Toute une nation se tait et prête l'oreille pour mieux entendre au loin l'écho de son maître futur. Les paysans mal dégrossis encore de la glèbe ont l'instinct du plus fort, et ils reconnaissent, ils acclament de loin le plus capable de les plier au joug. L'obéissance que les Directeurs imposent ne profite qu'à Bonaparte ; il occupe, il envahit, il remplit des esprits de plus en plus vides d'espoir ou d'ambition. Grâce à l'inertie, au silence commandé et aussi à l'éloignement, ses victoires les moins disputées, d'Egypte et de Syrie, les Pyramides, mont Thabor, Aboukir, en parurent surhumaines. %
Quelques mois à peine sont passés, le Directoire exploite une autre peur. G'est encore le fantôme de Babeuf qu'il promène de touâ côtésj dans chacun de ses messages, aux Veux de la France.
Il fut ainsi le premier gouvernement qui lit entrer sciemment la peur d'un spectre dans Tesprit de la nation française. Quoiqu'il sût que, Babeuf mort, sa doctrine était morte avec lui, il enseigna non plus la terreur, mais la panique sociale. Gomme si le péril du bonheur commun était imminent ! La crainte d'un fantôme est le moyen le plus sûr de paralyser l'esprit d'un peuple ; le Directoire mit toute son autorité à amplifier ce spectre, à lui donner un corps, à régner par lui. Il en'^aveugla la France ; il la rendit docile à force d'effroi, mais comme un corps inerte, aussi incapable d'attaquer le pouvoir que de le défendre.
Bientôt le Directoire se plaint d'être trop bien obéi. En fructidor, il avait accusé les assemblées d'être trop royalistes ; en floréal, il les accuse d'être trop républicaines. Un coup d'État, pour se compléter, en appelle presque nécessairement un autre. Le gouvernement directorial casse de son autorité privée les élections de quarante-neuf départements. La vie publique, qui cherche à se manifester dans ces élections, n'est aux yeux du pouvoir qu'une conspiration d'anarchistes. Tout ce qui sort de la nuance officielle est Je calcul d'une conjuration qu'il faut extirper jusqu'à ce que la nation soit dégoûtée de respirer et de se mouvoir.
La nation se soumet encore à cette mutilation nouvelle. Sa volonté se brise et disparait.
C'est là, on offof, ce qui se produisait, flans le fond de la société, sous la main capricieuse des cinq maîtres qui la tiennent en tutelle. Harassée de coups d'État, ne sachant plus de quel côté se tourner, condamnée, frappée dans chacun de ses mouvements, n'osant regarder ni adroite ni à gauche, effarée de tant de spectres qu'on faisait surgir à l'horizon, n'espérant plus rien de ses maîtres, n'osant ni leur désobéir ni les renverser, ne pouvant plus prendre au sérieux ses élections, ses votes, ses lois, la nation française, de 1798 à 1799, se retire de son gouvernement, de ses assemblées, de sa constitution. Elle vit à part, si l'on peut appeler vivre un si profond détachement de tout ce qui est l'existence publique. Dans cette léthargie, quelle proie bien préparée pour qui voudra la saisir!
Le courage civil disparaissait. Il n'y a nulle raison pour que les Français manquent d'aucune sorte de courage. Mais après tant d'expériences sanglantes, ils crurent s'apercevoir que celui qui se commet pour les autres, s'il ne réussit pas du premier bond, est abandonné, sinon renié par le plus grand nombre. D'où la résolution que prit chacun de ne plus se compromettre pour personne et pour aucune cause. Quand une nation en est là, elle a perdu confiance en elle-même ; pour la lui rendre, des discours de tribuns ne suffisent plus ; il faut des actes et des événements.
En même temps, l'habitude de gouverner par des coups d'État usait le gouvernement plus encore que la nation. Le Directoire n'était que violent ; c'était assez pour ôter toute sécurité. Mais il ne réussissait pas à ramener la vraie Terreur ; par là, tout ce qu'il détruisait se relevait derrière lui. Une terreur mesquine donnait à quelques-uns l'envie de la dénoncer, d'y échapper, ou du moins de la railler. Pour des hommes qui avaient fait une si sérieuse épreuve de l'épouvante en 93, celle de 1799 paraissait aisément ridicule. Il en résultait pour les Directeurs une comparaison qui tournait contre eux-mêmes leurs essais de modération.
Imaginez une dictature que faussaient perpétuellement des concessions obligées ou volontaires. Les maîtres ne savaient plus porter la tyrannie, et ils n'en avaient pas la sécurité ; les peuples n'avaient pas la sécurité de la servitude. La liberté apparaissait encore çà et là, par lambeaux, comme un désir, un regret, pour troubler les uns et les autres, le pays s'attendant à de nouveaux coups d'État, et le gouvernement à de nouveaux complots. Le Directoire et l'opinion luttaient ainsi de duplicité et se mutilaient l'un Tautre ; d'où la faiblesse universelle : ni commandement, ni obéissance, ni despotisme, ni liberté ; la France mise en tutelle et méprisant ses tuteurs.
En résumé, voici en quoi les coups d'État du
Directoire ne peuvent être pris pour règle en aucune circonstance.
Le Directoire s'était arrêté à l'idée superficielle d'extirper les partis. Il n'avait pas conçu l'idée profonde d'anéantir en un jour la liberté et d'en tarir la source.
Il restait toujours assez de liberté pour créer ou refaire des partis, en sorte qu'il ne s'assura qu'une fausse dictature ; il frappait les individus, il n'extirpait pas les lois. Celles-ci, en subsistant, refaisaient de nouveaux adversaires. La vie publique reparaissait et le submergeait. Travail des Danaïdes. Tout était à recommencer toujours.
C'est la vie même qu'il eût fallu tarir. Mais le Directoire, qui, au fond, voulait la République, ne s'avisa jamais de frapper de mort civile toute une nation. Sitôt qu'un parti était abattu, le parti contraire se relevait. Le Directoire courait de l'un à l'autre, sans songer à les anéantir tous ensemble, en frappant la République au cœur. Celle-ci existait, au moins en théorie, dans la Constitution ; et cela suffisait pour entretenir perpétuellement un reste de vie, qu'il fallait étouffer par de nouvelles violences. On ne pouvait atteindre à cet idéal que l'on semblait poursuivre avec acharnement : une république morte et prospère. Violences stériles, coups mal assénés, qui laissaient à chacun l'espoir du lendemain. La liberté n'était plus dans les
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choses, mais elle survivait encore au fond do quelques cœurs. On n'avait pas su la faire oublier.
Par ses coups d'État contre les assemblées, le Directoire apprit aux assemblées à en faire contre lui. Il suffit aux deux conseils de s'établir en permanence pour que le gouvernement tombât en pièces. Merlin de Douai et La Reveillère, qui déplaisaient par des motifs opposés, sont obligés d'abdiquer leur part de royauté. On les remplace par le général Moulins et par Roger-Ducos ; l'un passionné pour la République, l'autre qui devait la livrer. Ainsi, dans chaque circonstance, les deux contraires se détruisaient l'un l'autre ; et c'est là pourtant ce que l'on appelle encore une fois le salut ! (Coup d'État de prairial.)
Si vous ne voyez pas l'esprit de la France ancienne se maintenir et se perpétuer dans la nouvelle, renoncez à rien expliquer des déviations, des oscillations, des égarements, des reniements de la Révolution, et surtout des léthargies qui la suivent. Le passé est un aimant caché qui attire perpétuellement le génie d'un peuple et intlue sur chacun de ses mouvements. Voilà pourquoi il ne marche pas en ligne droite. C'est une vaste science que celle de ses mouvements composés.
Vous auriez pu deviner d'avance qu'une nation accoutumée d'un temps immémorial à une obéissance passive pouvait être subitement entraînée
hors de son orbite, mais qu'après un premier élan, elle serait de nouveau ressaisie et ramenée à son point de départ. N'est-ce pas, en effet, ce qui s'est vu en toute occasion ? On fit des lois nouvelles, les mœurs anciennes reparurent ; elles empêchèrent l'action des lois.
Ne dites pas que les hommes ont manqué à la Révolution ; aucune n'en a produit un plus grand nombre. Mais la nation a manqué à ses chefs dans tout ce qui n'a pas été la guerre. L'appel aux armes fut le seul qui produisit tout ce que l'on pouvait en attendre. Le peuple y fut sublime ; dans le reste, il faillit presque toujours à ses institutions.
Quand on voulut, sous la Constituante, lui donner la royauté constitutionnelle, il ne put s'y maintenir, parce qu'il ne trouva pas en lui ce genre de modération qui est nécessaire dans une monarchie tempérée. Son impatience l'entraîna vers la République.
Quand on lui donna, sous le Directoire, la liberté républicaine, il ne put la conserver davantage, parce qu'il ne trouva pas en lui cette énergie morale et ces vertus civiques que supposait la constitution républicaine de l'an m.
Il se laissa arracher sans résistance et même avec joie la République, comme il avait laissé tomber la monarchie lempérée.
Dans l'un et Taulre cas, il eût eu besoin de patience, vertu qui lui manqua le plus. Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, il ne montra de longanimité que sous le pouvoir absolu. Là, il fut patient d'une patience infinie ; et, encore une fois, ce fut l'ouvrage de ses anciennes mœurs. Par où l'on voit combien il est insensé de vouloir asseoir des idées libérales sur des mœurs serviles. Dix siècles passés à genoux ne se corrigent pas en trois ans.
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