‹ La révolution religieuse: JésusChapitre 79 sur 108 · JESUS ARRETE · texte numérisé non relu

JESUS ARRETE

« dait le Sauveur; j'ai toujours enseio-né dans la syna- (( gog-ue et dans le Temple où tous ont entendu ce « que jai dit. » Mais un des gardes qui se trouvait là, choqué de sa réponse, lui donna un soufflet en disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre? » Jésus lui répondit : « Si jai mal parlé, montre ce que j'ai dit « de mal. Si jai bien parlé, pourquoi me frappes-tu? » Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau et lui dit : « Es-tu le Christ, le Fils de Celui qui est béni ? » Jésus lui dit : (<■ Je le suis, et vous verrez le Fils de l'Homme « siéger à la droite du Tout-Puissant et venir environné « des nuées du ciel. » Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements et dit : « Vous avez entendu le blasphème : que vous en semble ? » Tous prononcèrent qu'il méritait la mort. Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et, lui voilant le visage ils le frappaient du poing, en lui disant : « Devine. » Et les valets le souffletaient.

Sur quoi, Caïphe envoya Jésus au prétoire. Pilate dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet « homme ? n — Ils répondirent : « Si ce n'était pas « un malfaiteur, nous ne laurions pas livré. » — Pilate dit : (c Prenez-le vous-mêmes et jugez-le selon « votre Loi. » — Mais les Juifs lui dirent : « 11 ne nous « est pas permis de mettre personne à mort. » — Pilate rentra donc dans le prétoire et appela Jésus.

« Es-tu le roi des Juifs ? )> lui dit-il. Jésus lui répondit : « Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit « de moi ? » — Pilate reprit : « Est-ce que je suis Juif, « moi ? Ta nation et les princes des prêtres t'ont livré II. 13

(( à moi. Qiias-tu donc fait?» — Jésus répondit: «Mon « royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume {( était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu « pour que je ne fusse pas livré aux Juifs. Mais mon (( royaume n'est point d'ici. » — « Tu es donc roi ?» lui dit Pilate. — « Tu le dis, je suis roi, répond Jésus ; « si je suis né et si je suis venu dans le 'monde, c'est « pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de « la vérité écoute ma voix. » — a La vérité ! répond « Pilate. Qu'est-ce que la vérilé? »

Et il sort du prétoire ; il a devant lui un illuminé, c'est clair, a Je ne trouve en lui aucune cause de con- « damnation, dit-il aux Juifs. Mais c'est la coutume « que je vous délivre quelqu'un à la fête de la Pàque : « voulez-vous donc que je vous délivre ce roi des « Juifs? » — Alors, de nouveau, ils crièrent tous, en « disant: uPas celui-ci. mais Harrabas ! » — C'était un brigand.

Pilate prit donc Jésus et le lit flageller. Les soldats, ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tète et le revêtirent d'un mi)ntcau de pourj)re ; ils le saluaient du litre de roi des Juifs et lui donnaient des soufflets. Et ils le firent sortir ainsi, couronné d'épines et couvert du manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l'homme. » — « Crucifie-le ! » lui cric la foule des prêtres et de leurs serviteurs. — « Crucifiez-le vousa mêmes, répondit Pilate, car moi, je ne trouve en lui « aucune cause de condamnation. » Les Juifs lui réj)ondircnl : « Selon notre Loi il doitmourir parce qu'il s'est

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