LE JARDIN DES OLIVIERS
« renieras trois fois. » Mais 'Pierre insiste encore davantage : « Quand il me faudrait mourir avec vous, « je ne vous renierai pas. »
Ils allèrent ensuite au lieu appelé Gethsémani audelà du Cédron, où il y avait un jardin. Et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici pendant que je prierai. » Et il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à être saisi de fraveur et d'antroisse. Il leur dit : « Mon àme est triste jusqua la mort; demeurez ici et « veillez. » Et. sétant avancé un peu, il se prosterna contre terre et il priait pour que, s'il était possible, cette heure s'éloignât de lui. Et il dit : « Père, s'il « vous est possible, transportez ce calice loin de moi; « toutefois..., non pas ce que je veux, mais ce que vous « voulez ». Et il va vers ses disciples, qu'il trouve endormis. Il dit à Pierre : « Tu dors! Tu n'as pas pu (( veiller une heure î Veillez et priez atin que vous (( n'entriez pas en tentation : l'esprit est prompt, mais « la chair est faible. » — Il revient trois fois ; trois fois, il les trouve endormis. « Dormez maintenant, ditce il la troisième fois, et reposez-vous. C'est assez;
Urchristentinn, Berlin, 1003 ; Jean Réville : Les Origines de l'Eucharistie [Rev. Hist. Rel., 1907, 56, p. 1] ; Gœtz : Die Abendmahlsfrage in ihrer rj esc hichtlic lien Enticicfclung, Leipzig, 1907 ; Scheiwiler : Die Elemente der Eucharistie in den ersten drei christlichen JahrJiunderten, Mainz, 1903 ; Cabrol : Origines liturgiques, 323. — Des historiens, tels que Holtzmann, reconnaissent dans linstitution de TEucharistie la volonté qua Jésus de sceller une nouvelle alliance entre Dieu et Ihomme dans son sang de Messie sacrifie, l'our Julicher, Jésus, par la, veut seulement annoncer sa mort.
« Iheuro ost venue ; voici que le Fils de l'homme va c être livré aux mains des pécheurs. »
Judas connaissait ce lieu parce que Jésus y était . venu souvent; il arrive avec une cohorte et des gardes fournis par les prêtres : ils portent des lanternes, des flambeaux et des armes. « Qui cherchez- vous? » leur dit Jésus. — « Jésus de Nazareth. » — Jés\is leur dit : (( C'est moi. Laissez aller ceux-ci. » Alors Simon-Pierre qui avait une épée frappa le serviteur du grand 'prêtre et lui coupa l'oreille droite — cet homme s'appelait Malchus. — Mais Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée « dans le fourreau. Ne boirai-je pas le calice que mon « Père ma donné ? »
Jésus est conduit chez Caïphe, le grand ])rêtre ; Simon -Pierre et un autre disciple, connu de Caïphe, l'accompagnent et entrent dans la maison. Comme ils s'asseyent, la servante qui garde la porte dit au chef des Douze : « Et toi, n'es-tu pas aussi des disciples de « cet homme?» Il répondit : «Je n'en suis pas. » — Les serviteurs et les gardes qui se tenaient près du feu, lui demandent à leur tour : « N'es-tu pas de ses dis- « ciples? » Pierre le nia et dit : « Je n'en suis point. » — Alors un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, lui dit de même : « Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui ? » Pierre le nia, de nouveau... Et aussitôt le coq chanta.
Cependant, Caïphe uiterrogeait Jésus devant le Sanhédrin. « J ai parlé ouvertement au monde, répon-