LE MARXISME ET L'INSURRECTION
fortes. C’est là le troisième point. C’est en posant, à pro- # pos de l’insurrection, ces trois conditions que. marxisme . se distingue du blanquisme.
Mais du moment que ces conditions sont données,
. à c’est trahir le marxisme et la révolution que de se refuser
. à considérer l'insurrection comme un art. = > Pour prouver que le moment présent est précisément celui où le Parti doit reconnaître que l’insurrection est + mise objectivement à l’ordre du jour par le cours même . des événements et qu’il faut la considérer comme un art, 2 Je mieux sera de recourir à la méthode comparative et : ee de tracer un parallèle entre les journées des 3-< 4 juillet et = a les journées de sèptembre. :
Les 3-4 juillet, on pouvait à bon droit poser la quesee tion en ces termes : il serait plus rationnel de nous em- 2 parer du pouvoir, car, si nous nous y refusons, cela n’em- - 2 pêchera pas nos ennemis de nous accuser de sédition et : e. de nous châtier comme des factieux. Mais cette considéce ration ne permettait pas à ce moment-là de conclure à a +. prise du pouvoir, car les conditions objéctives de la vic- - toire faisaient encore défaut. | |
> —… | 1. La classe qui est lavant-garde de la révolution > ‘n’était pas encore avec nous. ee +. Nous n’avions pas encore la majorité parmi les ou- Ée vriers et les soldats des capitales. Nous lavons mainte- = nant dans les Soviets de Pétrograd et de Moscou. Cette . - majorité. est exclusivement l’œuvre des événements de
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juillet et d'août, de la « répression » du bolchévisme, de Pexpérience de l’aventure de Kornilov.
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2. L’enthousiasme révolutionnaire n'avait pas encore gagné la grande masse du peuple. Maintenant, après l’aven- = ture de Kornilov, c’est chose faite. Ce qui se passe en province ét la prise du pouvoir par les Soviets en nombre