‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 140 sur 252 · LE MARXISME ET L’INSURRECTION · texte numérisé non relu

LE MARXISME ET L’INSURRECTION

promis aux blocards qui nous ont opposé un refus et n’en continuent pas moins à rester ballottés dans leurs perpétuelles hésitations.

La plus grande erreur serait de croire que notre proposition de compromis n’est pas encore repoussée, que la « conférence démocratique > peut encore l’accepter. Le compromis a été proposé par un parti à d’autres parts; il ne pouvait l’être autrement. Ces partis l'ont repoussé. La conférence démocratique n’est qu’une conférence et rien de plus. Il ne faut pas oublier que la majorité du peuple révolutionnaire, les paysans pauvres et exaspérés, n’y est pas représentée. C’est une conférence de la minorité du

peuple, voilà la vérité évidente qu’on ne doit pas oublier. Ce serait commettre la plus lourde faute, ce serait tomber dans le crétinisme parlementaire le plus dégradant que de nous comporter envers la conférence démocratique comme — envers un Parlement, car, si même elle se proclamait Par- | =. lement et Parlement souverain de la révolution, elle ne =

pourrait décider de rien; la décision re dépend pas d’elle, = elle dépend des quartiers ouvriers de Pétrograd et de LS = Moscou. ;

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Toutes les conditions objectives d’une insurrection victorieuse sont données. Nous avons les avantages d’une situation où, seule, notre insurrection victorieuse mettra fin aux hésitations qui excèdent le peuple, qui sont pour lui un véritable supplice; où, seule, notre insurrection victorieuse fera échouer les manigances de paix séparée contre la révolution, et cela par la proposition ouverte d’une paix plus complète, plus juste, plus rapprochée, en faveur de la révolution.

Seul, enfin, notre Parti, après avoir vaincu par l’insurrection, pourra sauver Pétrograd, car si notre offre de paix +. . était repoussée et si nous n’obtenions pas même un armis- 1 tice, nous deviendrions des « défensistes », nous nous mettrions à la tête des partis de guerre, nous deviendrions le parti de « guerre » le plus acharné, nous ferions la guerre | d’une facon vraiment révolutionnaire. Nous enléverions È tout leur pain et toutes leurs chaussures aux capitalistes. Nous ne leur laisserions que des miettes, nous les chausserions de sabots. Le pain et les chaussures seraient pour le front.

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