‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 143 sur 252 · TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS · texte numérisé non relu

TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS

La révolution est en marche. Fusillée pendant les journées de Juillet et « enterrée » à la conférence de Moscou, la voilà qui relève la tête, brisant les vieilles barrières, créant un pouvoir nouveau. La première ligne des tranchées de la contre-révolution est prise. Après Kornilov, c'est Kalédine qui bat en retraite. Dans le feu de la bataille, les Soviets si près de mourir, reprennent vie. Ils reprennent le gouvernail, ils mènent les masses révolutionnaires.

Tout le pouvoir aux Soviets — tel est le mot d’ordre de ce nouveau mouvement.

Le gouvernement Kérenski part en guerre contre ce mouvement nouveau. Dès les premiers jours du soulèvement de Kornilov, il a menacé de dissoudre les comités révolutionnaires, traité d”’ « arbitraire » la bataille engagée contre la rébellion de Kornilov. Depuis lors, la lutte contre les comités s’est constamment renforcée, et ces temps derniers, elle est devenue une véritable guerre déclarée.

Le Soviet de Simféropol procède à l'arrestation du fameux Riabouchinski pour participation au complot Kor-

nilov. Mais le gouvernement de Kérenski riposte en ordonnant que des

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mesures soient prises pour assurer la mise en liberté de

Riabouchinski et pour que soient poursuivis les auteurs de son arrestation arbitraire (Retch).

À Tachkent, tout le pouvoir passe aux mains du Soviet

et les anciens organismes du pouvoir sont dissous. Mais le Souvernement Kérenski riposte. Il

prend une série de mesures gardées provisoirement secrètes, mais destinées à agir, de manière à le dégriser complètement, Sur le Soviet des députés ouvriers et soldats de Tachkent, ui à perdu tout sens de la mesure (Rouskié Védomosti).

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256. LA RÉVOLUTION RUSSE DE 1917 Les Soviets exigent une enquête complète et sévêre sur

Vaffaire Kornilov et complices. Mais le gouvernement Ké- +

= renski riposte en ee er <+ = | imitant l'instruction à un nombre insignifiant de persGn-

nes et néglige de puiser à plusieurs sources d'importance capi- = tale, ce qui permettrait. de qualifier le crime commis par Kor- ee nilov de trahison de la patrie et non simplement de rébellion. = (Discours de Choubnikov.) a Les Soviets exigent la rupture avec la bourgeoisie, et =. au premier chef, avec les cadets. Mais le gouvernement = Kérenski riposte en menant des pourparlers avec les Kichkine et les Konovalov pour les inviter à faire partie du * ministère, et en proclamant l « indépendance » du gou- - | = vernement à l’égard des Soviets. | = Tout le pouvoir à la bourgeoisie impérialiste — tel est — | le mot d’ordre du gouvernement Kérenski. .

: Aucun doute n’est possible. Nous avons deux pou-. voirs : le pouvoir de Kérenski et de son gouvernement, et le pouvoir des Soviets et des comités.

La lutte entre ces deux pouvoirs — voilà le trait caractéristique de la période que nous vivons. | Ou bien le pouvoir au gouvernement Kérenski — et. alors, ce sera la domination des propriétaires fonciers et des capitalistes, la guerre et la ruine. | Ou bien le pouvoir aux Soviets — et alors ce Sera la domination des ouvriers et des paysans, la paix et la fin de la misère. en : ee C’est ainsi et ainsi seulement que la question est posée par la vie elle-même. ee À chacune des cerises du pouvoir, la révolution a posé ceîte question. Chaque fois, messieurs les conciliateurs se sont dérobés à une réponse franche et, se dérobant, ils ont livré le pouvoir à l’ennemi. En convoquant: la conférence au lieu de convoquer le congrès des Soviets, les concilia- ; teurs ont voulu, une fois encore, se dérober en cédant le ee : pouvoir à la bourgeoisie. ee = Mais ils ont mal calculé. Le temps est venu où il est = À impossible de se dérober davantage. — A Ja question nette que pose la vie, il faut une réponse ; claire et nette. —. = Pour ou contre les Soviets ! + Que Messieurs les conciliateurs choisissent ! 2. Rabotchi Pout, n° 13, 30 (17) septembre 1917. +.

De en

J. STALINE

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