V.I1. LÉNINE
LA CRISE EST MURE (Extrait)
Oui, les chefs du Comité exécutif central usent d’une juste tactique de défense de la bourgeoisie et des propriétaires fonciers. Il n’est pas douteux que si les bolchéviks se laissaient prendre au piège des illusions constitutionnelles, de la « foi » dans le congrès des Soviets et en la convocation de la Constituante, de | « attente » du congrès des Soviets, etc., ils ne seraient que de misérables traîtres à la cause du prolétariat. |
. Ils la trahiraient, car ils trahiraïent par leur conduite les ouvriers révolutionnaires allemands qui se sont soulevés dans la flotte. « Attendre » dans ces conditions le congrès des Soviets 1, etc., c’est trahir l’internationalisme, trahir ia cause de la révolution socialiste internationale.
Car linternationalisme ne consiste pas en phrases, en déclarations de solidarité, en résolutions. Il se traduit par. des actes. | |
Les bolchéviks trahiraïent la paysannerie, car tolérer la répression du soulèvement paysan par un gouvernement que le Drélo Naroda lui-même compare à celui de Stolypine, c’est perdre à jamais, sans retour, la révolution. On crie à l’anarchie à propos de l'indifférence croissante des masses. Comment les masses pourraient-elles n'être pas indifférentes aux élections quand la paysannerie est réduite à s’insurger et quand la « démocratie révolutionnaire » tolère patiemment la répression du soulèvement paysan par la force des armes?