‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 145 sur 252 · ER · texte numérisé non relu

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Vas res

Le Préparlement doit être «.un organisme consultatif: “et lé pouvoir doit être . » de Ii, affirme = Nabokov. :

— Je ne demande pas mieux, lui répond. Tsérétéli, car a ‘il consent à-ce que < le Gouvernement provisoire ne soit ++ pas officiellement responsable... un le Préparlement = (Retch). = | Ce n’est pas le Préparlement qui crée le souvernement, Es mais au contraire le gouvernement qui crée le Préparlement, « notifiant sa composition, ses pouvoirs, son -régle ment », dit la déclaration des cadets. LR —— D'accord, répond Tsérétéli, le pouvoir doit sanction- ee ner cette institution (Nacha Jizn) et déterminer « les for- in mes. de sa structure » (Retch). | ee nn Et l’honnête courtier du Palais d'Hiver, M. Kérenski, SR. | déclare avec autorité: ee

1. Aujourd’hui, l’organisation du pouvoir appartient uni- = quement au GOVÉERENTER provisoire ainsi que le soin de le A compléter. - re.

2. .Cette assemblée (le Préparlement) ne. -peut exercer les, - fonctions et avoir les droits du Parlement. a -

3. Le Gouvernement provisoire ne peut être responsable Se. devant cette assemblée. (Retch.) | .

En un mot, Kérenski est « entièrement d’accord » avec

les cadets, et les défensistes ne demandent pas mieux que : à de faire du zèle. Que faut-il de plus? A

Prokopovitch avait bien raison de déclarer en quittant | 4 le Palais d'Hiver: « On peut considérer V’entente comme une chose faite. > … :

-Ilest vrai qu’hier encore la conférence s’est prononcée contre la coalition avec les cadets, maïs qu'importe aux conciliateurs jurés? S'ils ont décidé de falsifier la volonté de la démocratie révolutionnaire en convoquant la confé- + rence au lieu du congrès des Soviets, pourquoi ne falsifieraient-ils pas également la volonté de la conférence TRE 2

— n’y a que le premier pas qui coûte... | ee r Il est vrai qu’hier encore la conférence a adopté une décision disant que le Préparlement « forme » le pouvoir,

et que ce dernier est « responsable > devant lui — mais

qu importe aux conciliateurs jurés pourvu que la coalition

vive; quant aux décisions de la conférence que voulez-vous qu'elles vaillent si elles minent la coalition ?

ON eue FORGE Le co

Re. : =. Pauvre « conférence: démocratique: > ! a ee RE Pauvres ne naïvement confiants !

— 7 part de leurs chefs? = Le -Notre Parti avait raison en affirmant que les Socia-,- =, = so istes- révolutionnaires” et les menchéviks petits- bourgeois,” 7: . Qui puisent leurs forces non pas dans le mouÿement révolu-. 2 Es tionnaire des masses; mais dans les manigances conciliaen …. trices des politiciens bourgeois, sont incapables d’ une poli- Re Pie indépendante. | | L Po -Notre Parti avait raison lorsqu'il disait que la politi- 3 . | que d'entente les mène inévitablement à trahir les intérêts Z de la révolution.

- Aujourd’hui, tout le monde voit que les banqueroutiers + politiques de la défense nationale forgent de leurs propres mains des chaînes aux peuples de la Russie, pour la joie Re — des ennemis de la révolution. | + -… Ce n’est pas pour rien que les cadets se sentent satiss 2 : - P- - faits, se frottent les mains et proclament d'avance leur vic- =. toire. | 5 = Ce n’est pas pour rien que Messieurs les conciliateurs = se promènent d’un air coupable ‘< commé des chiens bat- Eee + AS Ce n'est pas pour rien que les déclarations de Kérenski ont des accents de triomphe.

= Oui, ils triomphent.

4 = Mais leur «.victoire » n’est pas durable et leur triom- | phe èst éphémère, car ils bâtissent leurs plans sans le maître, sans le peuple.

ee Car l’heure est proche où les ouvriers et les. soldats qui ont été trompés diront enfin leur mot de poids, faisant voler en éclats les châteaux de cartes de ces « victoires > clinquantes.

LEE - Que messieurs les conciliateurs s’en prennent alors à. RE — eux-mêmes, si, avec tout le fatfas de la coalition, s’écroule + . leur pauvre fatras défensiste.

Rabotchi Pout, n° 19.

1 octobre (24 septembre) 1917.

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