Egalité et souveraineté des peuples de la Russie
2. Droit des peuples de la Russie de disposer librement de leur sort, y compris celui de se séparer et de former des Etats indépendants.
8. Suppression de tout privilège et restriction natitonale et nationale-religieuse.
4, Libre développement des minorités nationales et des groupes ethniques qui peuplent le territoire de la Russie.
Les décrets précis qui en découlent seront élaborés aussitôt après la constitution de la commission pour les affaires des nationalités.
Pour la République de Russie, le commissaire du peuple aux Nationalités :
Joseph DJOUGACHVILI- STALINE.
Le président du Conseil des commissaires du peuple :
= V. OULIANOV-LÉNINE.
Le 2 novembre 1917.
Pravda, n° 178, 16 (3) novembre 1917.
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ULTIMATUM DE LA MAJORITÉ DU COMITÉ CENTRAL DU P.O.S.D.R. (bolchévik) À LA MINORITÉ
La majorité du Comité central du P.O.S.D.R. (bolchévik) approuvant sans réserves la politique suivie jusqu'à ee ce moment par le Conseil des commissaires du peuple, | e croit nécessaire d’adresser à la minorité du Comité central — la déclaration catégorique suivante :
La politique de notre Parti à l'heure actuelle est définie par la résolution proposée par Lénine et adoptée hier, le 15 (2) novembre, par le Comité central. Cette résolution . déclare que toute tentative d’amener notre Parti à se déro- Pa ber au pouvoir constitue une trahison à l'égard de la cause 2 du prolétariat du moment que le congrès des Soviets de Le Russie, agissant au nom de millions d'ouvriers, de soldats = et de paysans a confié ce pouvoir aux représentants de notre - Parti, sur la base de notre programme. Cette ligne principale de notre tactique, qui découle de toute notre lutte contre la politique de conciliation et qui nous a guidés pendant l'insurrection contre le gouvernement Kérenski, 2. constitue aujourd’hui l’essence révolutionnaire du bolché- a visme, est une fois de plus approuvée par le Comité central et est absolument obligatoire pour tous les membres du Parti — en premier lieu pour la minorité du Comité central.
Or, les représentants de la minorité ont poursuivi,
avant la séance tenue hier par le Comité central aussi bien 7 qu'après cette séance, une politique manifestement dirigée | contre la ligne fondamentale de notre Parti, une politique LE qui démoralise nos propres rangs et sème l'hésitation au { | moment où la plus grande fermeté, la plus grande inflexi- Ve bilité nous sont indispensables. | C’est ainsi qu’à la séance d'hier du Comité exécutif central des Soviets, la fraction bolchévik, avec la participation directe de membres du Comité central appartenant à la minorité, a voté ouvertement contre la décision du ee À
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