APPEL DU COMITÉ CENTRAL DU P.0.S.D.R. DE RUSSIE
nant manifestement des partisans de Kalédine, de la bourgeoisie, de Kérenski et de Kornilov. Le complot de Pourichkévitch et l’apparition, le 18 (5) novembre, à Pétrograd,
d’une délégation d’une partie du XVII° corps d’armée, qui nous menace d’une marche sur Pétrograd (menace risible puisque les détachements avancés de ces korniloviens ont été déjà défaïts et mis en déroute sous Gatchina et que la. plupart ont refusé de marcher contre les Soviets) — tous ces événements ont montré de qui émanait effectivement l’ultimatum de MM. Abramovitch et Martov, qui ils servaient effectivement.
Que tous les travailleurs dent tranquilles et fermes ! Jamais notre Parti ne cèdera à des ultimatums de la minorité des Soviets, minorité qui s’est laissé intimider par la bourgeoïsie et qui en réalité, effectivement, malgré ses
- « pieux désirs » est une marionnette entre les mains des korniloviens. |
Nous sommes fermement pour le principe du pouvoir des Soviets, c’est-à-dire du pouvoir de la majorité issue du dernier congrès des Soviets, nous étions disposés et demeurons disposés à partager le pouvoir avec la minorité des Soviets à la condition que cette minorité s'engage loyalement, honnêtement, à se soumettre à la majorité et à appliquer le programme approuvé par tout le IF° congrès panrusse des Soviets et qui consiste en une action graduelle, mais ferme et constante pour nous acheminer au socialisme. Mais nous ne nous soumettrons point aux ultimatums des petits groupements d’intellectuels qui n’ont pas les masses avec eux, qui en réalité n’ont pour eux que les … korniloviens, les savinkoviens, les junkers, etc... |
Que tous les travailleurs soient tranquilles et fermes !
- Notre Parti, le parti de la majorité des Soviets, veille, unanime, les rangs serrés, à leurs intérêts et a pour lui, comme auparavant, des ons d'ouvriers dans les villes, de soldats dans les tranchées, de paysans dans les campagnes, résolus à assurer coûte que coûte la victoire de la paix et la victoire du socialisme !
Ecrit entre le 17 (4) et le 19 (6) novembre 1917. Pravda, n° 182, 20 (7) novembre 1917.
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