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la majorité de Zimmerwald y ont sombré : Kautsky et ses
pareils, à maintes reprises, en janvier et en-février 1917:
Bourderon et Merrheim en F rance, en votant à l’unanimité
avec les social-chauvins les motions pacifistes du Parti socialiste (décembre 1916) et de la Confédération générale du travail (décembre 1916); Turati et consorts en Italie, où le Parti tout entier a adopté une attitude social-pacifiste ét où Turati lui-même s’est « laissé aller » (pas fortuitement, bien sûr), dans son discours du 17 décembre 1916, à prononcer des phrases nationalistes pour faire paraître la guerre impérialiste plus attrayante.
Le président de Zimmerwald et de Kienthal, Robert Grimm, a fait bloc, en janvier 1917, avec les social-chauvins de son parti (Greulich, Pflüger, Gustave Müller, etc.) contre les vrais internationalistes.
Au cours des deux conférences des zimmerwaldiens des différents pays, conférences tenues en janvier et février 1917, cette conduite équivoque et hypocrite de la majorité zimmerwaldienne a été formellement stigmatisée par les internationalistes de gauche de plusieurs pays : Münzenberg, secrétaire de l’organisation internationale des jeunes et directeur de l'excellent journal internationaliste l’Internationale des jeunes, Zinoviev!, représentant du Comité central de notre Parti, Radek, délégué du Parti social-démocrate polonais (Kraïévoé Pravlénié), Hartstein, social-démocrate allemand, membre du groupe Spartakus.
Le prolétariat russe a beaucoup reçu; nulle part ailleurs la classe ouvrière n’a déployé autant d'énergie révolutionnaire qu’en Russie. Mais qui a beaucoup reçu doit
beaucoup donner.
On ne peut pas tolérer davantage le bourbier de Zimmerwald. Il est impossible de rester ainsi, à cause des a LEUR
1. Zinoviev fut, en octobre 1917, avec Kaménev, adversaire de l'insurrection armée, ce qui lui valut la critique la plus sévère de Lénine (voir page 343), puis partisan de la participation des menchéviks et des socialistes-révolutionnaires au gouvernement, après la prise du pouvoir. A partir de 1925, il fut avec Trotski et Kaménev l'un des chefs les plus en vue de lopposition contre-révolutionnaire du Parti bolchévik. Il créa, en 1932, le centre unifié terroriste trotskiste-zinoviéviste qui organisa et réalisa l’assassinat de Kirov et préparait d’autres attentats contre les chefs du pouvoir soviétique. Toute cette activité était conduite avec l’appui direct des gouvernements fascistes. Zinoviev et Kaménev furent condamnés à mort le 24 août 1936 par le Tribunal militaire de la Cour suprême de l'URSS.
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« kautskistes » de Zimmerwald, en demi-liaison avec l'In- ternationale chauvine des Plékhanov et des Scheidemann.
Il faut rompre sans délai avec cette Internationale, Il faut rester à Zimmerwald seulement à des fins d’information. Nous devons, nous précisément et dès maintenant,
fonder sans retard une nouvelle Internationale révolution-
naire, prolétarienne, ou plutôt ne pas craindre de procla-
mer hautement qu’elle est déjà fondée et qu’elle agit. C'est l’Internationale des « internationalistes en fait »
que j'ai énumérés plus haut avec précision. Ils représentent
— et ils sont seuls à représenter — les masses internationalistes-révolutionnaires et non les corrupteurs de ces :
masses. |
S’il y a peu de ces socialistes, que chaque ouvrier russe se demande combien ïl y avait de révolutionnaires conscients en Russie à la veille de la révolution de févriermars 1917. —
Ce n’est pas du nombre qu’il s’agit, mais de l’expression fidèle des idées et de la politique du prolétariat vraiment révolutionnaire. L'essentiel n’est pas de « proclamer » l'internationalisme, mais de savoir être, même par les temps les plus durs, des internationalistes en fait.
Ne nous leurrons pas sur une entente et sur des congrès internationaux. Tant que durera la guerre impérialiste, les relations internationales passeront par l’étau de fer de la dictature militaire bourgeoise et impérialiste, Si le « républicain » Milioukov, contraint de souffrir le gouvernement accessoire du Soviet des députés ouvriers, n’a pas laissé entrer en Russie, en avril 1917, le socialiste suisse Fritz Platten, secrétaire d’un parti, internationaliste, participant
de Zimmerwald et de Kienthal, bien qu’il ait pris part, à
Riga, à la révolution de 1905, aït été détenu à cette époque dans une prison russe et réclame la restitution de la caution qu’il dut verser, pour être élargi, au gouvernement tsariste, bien que marié à une Russe et se rendant chez les parents de sa femme; si le républicain Milioukov a pu se comporter ainsi en Russie, en avril 1917, on imagine ce que valent les promesses, phrases et déclarations de la bourgeoisie sur la paix sans annexions, etc., etc.
Et l’arrestation de Trotski par le gouvernement anglais? Et le refus de laisser Martov quitter la Suisse, et l'espoir de l’attirer en Angleterre, où l’attend le sort de Trotski?
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