‹ La révolution sicilienne et l'expédition de GaribaldiChapitre 2 sur 18 · COMME L'ILLUSTRE GARIBALDI EN EST LE SOLDAT · texte numérisé non relu

COMME L'ILLUSTRE GARIBALDI EN EST LE SOLDAT

Au commencement de cette année, et à propos du régime odieux que la cour de Naples faisait peser sur la Sicile, j'écrivais les lignes que voici :

- Quand, de nos jours, l'attention publique commence

- à se porter sur ces dominations ténébreuses et cruelles

- qui déshonorent l'humanité, elles sont bien près d'avoir « vécu. »

Les événements ont peu tardé à me donner raison. — Réduits au désespoir, les, Siciliens, quoique désarmés et ne pouvant compter sur aucun secours du dehors, n'ont pas craint d'affronter les forces énormes accumulées dans leurs villes. — Mais tout l'héroïsme déployé par ce peuple n'eût servi qu'à faire river encore plus étroitement ses chaînes, sans l'incomparable audace et la prodigieuse fortune d'un homme, aussi grand patriote que général habile.

- Conduit par la main de la Providence, Garibaldi put débarquer à Marsala, et quinze jours après le pays était libre.

J'arrivais en Sicile comme le succès venait île couronner cette merveilleuse entreprise. — Dans ma route à tra-

vers l'île, de Messine à Païenne, par Catane, et pendant un séjour assez long à Païenne, encore toute palpitante de l'action, j'ai pu voir par moi-même bien des choses, et vérifier, ù l'aide de témoignages de haut poids, les faits que j'enregistre ici. — A défaut d'autre mérite, ce travail aura donc pour lui l'exactitude, et l'on y pourra prendre une idée précise de la révolution de Sicile, ainsi que du mouvement qui emporte aujourd'hui cette belle contrée, comme toutes les autres provinces de l'Italie, vers l'unité nationale, sous la couronne du magnanime Victor-Emmanuel.

Pari», juillet l»i(>.

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