CHEFS D'EXPLOITATION SALARIÉS
TER 160 Ce Agriculture rer PARLE 30.98 72520 69.02 TAHIS TI Res 34.41 24.00 65.59 TL) COMME Ce MCE 44.07 36.07 55e 65 2022
Aussi, bien que dans l’agriculture le nombre des chefs d’ex-
ploitation augmentat considérablement, il diminuait pourtant d'une façon notable pour l'ensemble des personnes vivant de
leur industrie d’abord par suite de la progression constante
de la concentration dans le commerce et l’industrie et ensuite
de la diminution absolue de la population agricole. Celle-ci
comptait encore en IS882, 19,225,455 personnes, dont 8,336,496 industrieux, et en 1895 seulement I8,501,307 personnes, dont 8,202,692 dans l’industrie. Dans le même laps
de temps, l’ensemble de la population s'élevait de 45,200,000
à 51,800,000, celle des ouvriers industriels de 19 à 22 millions. + ke | El tee
La population agricole formait encore en 1882, 42,5 0/0 de la population totale et en 1895 seulement 35,7 0/0; le
nombre des ouvriers agricoles formait 42,4 0/0 de l’ensemble
des industrieux et en 1895 seulement 36,2 0/0. — (KAUTSKy.
| Ibid. p. 132-135.)
XIII, — Le nombre des possédants,
Les travaux préparatoires pour l'assiette de l'impôt en 1805 le remplissent de satisfaction, car 1! démontre le grand nombre des possédants: il y a des gens qui pensent très bourgeoisement et qui en sont beaucoup moins enchantés:
« Les travaux préparatoires pour l'assiette de l’impôt prus- - P
sien sur les fortunes (1895), écrit Herkner (Arbeïterfrage, 2° édit., p. 6), nous offrent un tableau peu réjouissant de la répartition des fortunes.
FORTUNES 2 TOTAL (SANS MOBILIER) CONTRIBUABLES DES FORTUNES IMPOSÉES DT me. CS cn) ARE. à CEE. HN Valeur absolue en marks
Valeur en marks Nombre absolu 0/0
au-dessus de 2.000.000 1607 4.360.638 | 14.05
| RDA a M RP AL EN Re AR
\ * ) | N ï AS PE | Ga st è REA ERP AS LR PR ERA TE
« On ne péut déclarer bonne une répartition des fortunes, d'après laquelle les deux classes supérieures, comprenant les millionnaires, au nombre de 5,236, possèdent encore 1,621 millions de marks de plus que les classes inférieures, quoique celles-ci représentent 767,284 contribuables. Et cependant ces chiffrés ne montrent les contrastes qu'offre la répartition des fortunes que pour les classes aisées. Cette répartition des fortunes fait naître de graves scrupules si on se place au point de vue social et au point de vue du progrès économique ». Maïs ce n'est pas le cas de Bernstein, car Bernstein n’est pas un économiste bourgeois, Mais, comtne il le dit, ün socialiste et uñn marxiste.
Le reste de la masse colossale de chiffres qui prouverait d'après lui l'augmentation du nombre des propriétaires ne contient aucune statistique des fortunes et des biens, mais une simple statistique de l'impôt sur le revenu. :
Revenu et revenu de propriété ne sont pas deux termes nécessairement identiques.
S1 de nos jours les trois quarts des révenus au-dessus de 3,000 marks proviennent de la propriété et si dans trente ans les trois quarts de ces revenus sont devenus des revenus de travail, la statistique de l'impôt sur le revenu ne donnera aucune idée de la transformation opérée dans les conditions sociales, si le chiffre des revenus n’a pas changé. Elle ne. nous renseigne précisément pas sur l’augmentation et la diminution du nombre des propriétaires,
Elle peut même indiquer une élévation des revenus, sans que celle-ci existe. Tenons-nous en à l'exemple ci-dessus et supposons que, dans l’espace de trente années, le chiffre du revenu soit resté le même, mais que son caractère ait changé. Il y a trente ans les trois quarts du revenu provenaient de la propriété et un quart du salaire et du traitement. C’est maintenant le contraire qui a lieu. Mais il est plus facile de fixer avec exactitude les revenus provenant des traitements que ceux provenant des entreprises commerciales, Si on a accusé
EN ET ET ER QC GE À es 4 ” T T RE. , e :
es vs mo TT er) |, CRTC F6 £ é à RU MS D £ «
exactement, il y à trente ans, un quart des revenus et que pour les trois autres quarts on ait dissimulé en moyenne 30 o/0 du revenu, la proportion contraire aurait maintenant lieu, toutes choses égales d'ailleurs. L'impôt sur le revenu indiquerait une augmentation des revenus, qui ne tépondrait pas à la réalité, mais qui résulterait seulement de la diminution des revenus capitalistes.
Or, nous n'avons pas une statistique scientifique des revenus, mais seulement une statistique destinée au prélèvement de l'impôt. Elle n'est pas établie sur des bases scientifiques, mais à un point de vue fiscal et ses résultats Sont faussés par des intérêts matériels. C’est pourquoi il ne faut S'en servir qu'avec la plus extrême prudence, même pour rechercher les déplacements du revenu, et c’est tout au plus si elle peut avoir une importance symptomatique. On n'en peut tirer au- Cun renseignement sur la répartition de la propriété. Nous ne pouvons non plus nous souvenir qu'une personne quelconque, én dehors de Bernstein, ait employé dans ce but la $tatistique de l'impôt sur lé revenu. On S'en servait, pour démontrer l'accroissement du bien-être, mais non pour établir des changements de situation parmi les propriétaires. (KAUTSKY.
JIbid., p. 164-166.)
XIV, — Les statistiques de Bernstein,
Des Anglais ont maintes fois exprimé la crainte que l’Angleterre ne vienne à partager lé sort de la Hollande qui, au Xvii siècle, était à tous égards l'Etat capitaliste le plus avancé du monde entier. Mais le développement du capital
commefcial ét du capital de prêts y étouffait de plus en
plus le capital industriel, de sorte que, finalement, la Hollande qui était l'Etat le plus riche, celui où les propriétaires étaient les plus nombreux, devint un des Etats les plus arriérés au point de vue économique et des plus insignifiants pour le développement social.
On ne peut reconnaître encore si ce sera là la destinée de l'Angleterre, ni si elle est appelée à devenir le coffre-fort du monde après én avoir été l’usine. Mais ce qui est certain, c'est que le socialisme sortira de l’usine et non du coffre-fort.
Mais ces différences n'existent pas pour Bernstein. Marx a séparé le capital industriel du capital commercial et du capital de prêts et recherché les lois d'évolution de chacune : de ces sortes de capital.
Bernstein, qui s’est imposé la tâche d'approfondir et de perfectionner le marxisme, confond toutes ces sortes de capital, remplace le terme précis de capitaliste par l’expression vague de possédant (Besitzender) et emploie ce dernier mot dans des acceptions si: différentes que ni lui ni ses lecteurs ne savent plus ce qu'il entend par là. C'est ainsi qu’il débarrasse le marxisme dé ses contradictions et en élève le niveau. En |
Même si Bernstein réussissait à prouver qu'il y a en Angleterre une augmentation relative des propriétaires, cela ne jetterait qu'une faible lumière sur les lois générales du mode de production capitaliste.
Cependant il ne nous donne pas plus ici qu'ailleurs une statistique de la propriété, mais une statistique du revenu. Nous voyons d’abord quelques chiffres absolus de l’année 1803-04, qui naturellement ne prouvent absolument rien. Puis il joue son dernier atout et il l’imprime en gros caractères, pour qu’il n'échappe pas au lecteur :
« Dans la British Review du 22 mai 1807, nous trouvons quelques chiffres sur l’augmentation des revenus en Angleterre de 1851 à 1887. D'après ces chiffres, le nombre de familles jouissant d’un revenu de 150 à 1,000 livres sterling (la moyenne et petite bourgeoisie et la plus haute aristocratie ouvrière) était en Angleterre, en 1851 et 1881, de 300,090 et de 900,000 respectivement. Tandis que la population pendant ces trente ans augmenta dans la proportion de 27 à 35,
c'est-à-dire d'à peu près 30 0/0, le chiffre des contribuables . de cette catégorie augmenta dans la proportion de 27 à90, c'est-à-dire de 223 1/3 0/0. Actuellement Giffen établit leur
nombre à un million et demi. » | Ciffen l’'évalue ! Le gros atout, imprimé en gros caractères, repose sur une évaluation et non sur une donnée précise. Plus tard, Bernstein désigne l'hypothèse construite sur cette évaluation, déjà « comme une vérité aujourd'hui inébranlable, notamment révélée par les employés du fisc ». (P. 180.)
Mais alors pourquoi a-t-on évalué et non recensé exac-
tement le nombre des contribuables. Tout simplement parce qu'on ne le pouvait pas.
La loi anglaise de l’impôt sur Île revenu partage les reveaus en cinq grandes classes d’après la source de ces revenus: 1° Propriété foncière; 2° Revenu agricole; 3° Rentes sur l'Etat; 4° Traitement des fonctionnaires et enfin 5° la classe de tous les autres revenus de l’industrie, du com-
merce, etc. Chacune de ces classes se subdivise en caté-
gories et dans chacune de ces dernières l'impôt est assis
séparément. Nous avons seulement le nombre des contri-
buables et leur répartition dans les différentes catégories de chacune des classes, mais nous ne pouvons calculer qu'approximativement le nombre total des contribuables et l’ensemble des revenus de chacun.
C'est un terrain propice aux tours de main de la statistique. |
XV, — La valeur de la statistique de l'impôt | sur le revenu,
Voici un exemple du peu de valeur qu'a la statistique anglaise de l'impôt sur le revenu. Kolb compare dans sa statistique les revenus du commerce et de l’industrie de 1812-1847.