‹ La révolution socialeChapitre 136 sur 172 · DOTE CR MES · texte numérisé non relu

DOTE CR MES

Tandis que l'augmentation totale des exploitations était de 4,6 0/0, les petites exploitations ne croissaient que de 1,8 0/0 et les grosses exploitations de 100 0/0. Le nombre absolu des premières augmentait, c'est vrai, mais leur nombre relatif

diminuait.

- La répartition proportionnelle des exploitations était pour D. 0/0:

1882 1895 à Exploitations avec 1-5 HÉROS MS ELU #00 03% — 6-10 7. HS TR RS ER TE AC à — 11-50 — F5 je, ; — 51-200 — x 02 ne PE Pie 0.5 — 201-1 .000 — RS C'ETET OS À O.1 — plus de 1.000 — 0.0 0.0

La proportion des petites exploitations dans l’ensemble des exploitations est donc tombée de 06 0/6 à 03 0/0 én chiffres ronds.

Il est vrai que la proportion 0/0 des petites exploitations est encore énorme. Mais les choses changent si nous considérons le nombre des personnes employées. |

Nombre des personnes employées dans les

Augmentation

Exploitations 1882 1895 0/0

De 1-5 pérsonnes. . 4.335.822. 4.770.669 10.0 De 6-10 — Te 500.097 833.409 66.6 De 11-50 — rs 891.628 1.620.848 81.8 De 51-200 —- 742.688 1.430.770 93.9 De 201-1.000 Se 657,300 : 11155: 880 7510 De plus de 1.000 — es 213.160 14827340 TION

sé 10760 77040700 10.260.269 39.9

Le nombre des personnes employées dans l’ensemble des industries augmentait de 40 0/0, dans les petites exploitations de 1 0/0 seulement, dans les grandes exploitations de 110 0/0. Nous trouvons donc ici une diminution relative considérable du personnel des petites exploitations. |

Proportion 0/0 des personnes employées

Proportion °/, des personnes employées :

Exploitations de 1-5 personnes 297 S0r 0e — 6-10 —- pre 6.8 8.1

— 11-50 —=- M A PAS RU e

— 51-200 — Een 10.1 14.0

— 201-1.000 — PRÉ O“OPRNTLSS

= plus de r.c00 — PNR 2.9 4.4

Les petites exploitations, qui comptrenaient encore en 1882 près des 2/3 de la population industriélle, en comptaient en 1895 moins de la moitié. — (KAuTSKY. /bid., p. 113-115.)

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sn 301 — -

XII, — La concentration agricole.

Mais l’agriculture ? Ne prouve-t-elle pas la faillite de la théorie matxiste ?

La chose est évidemment moins claire que dans l’industrie. Dès 1864, Marx disait aux ouvriets, dans son discouts d'inauguration de l'Association internationale des travailleurs « Feuilletez lés listes officielles (d'Angleterte) de. 1861 et vous verrez qué le notbre des propriétaires fonciers en Añhgleterre et dans le pays de Galles, qui était, en 1851, de 16,934, n'était plus én 1861 que de 15,066, de sorte que la concentration de la grande propriété a augmenté dé 11 6/0 en dix ans. Si la réunion de toute la propriété foncière entre les mains d’un petit nombre de personnes devait progresser dans cette proportion, la question agfaire en sefait. certainement très simplifiée ».

Mais cette simplification ne devait pas se réaliser. Une série de faits, qui se sont produits depuis que Marx a écrit ces lighes, principalement le développement de la production agricole d'outre-tnet et l'exode général des ouvriers agricoles, retardent la concentration de la propriété foncière comme celle des exploitations agricoles. Au lieu de se simplifier, la question agraire se complique de plus en plus; elle devient même la plus embrouillée et la plus difficile des questions, à là solution desquelles le Parti socialiste doit travailler.

Mais nous pensons qu'on peut affirmer ce qui suit. Quelle que puisse être l’évolution des conditions agraires, la population des campagnes influera de moins en moins sur l’évolution sociale considérée dans son ensemble, parce que d’abord le chiffre de cette population diminue rapidement, et même çà et là d’une façon absolue, C’est là un fait nécessaire, mais dans les pays d'industrie, qui fabriquent pour l'exportation des produits manufacturés qu'ils échangent contre des objets de consommation et des matières brutes. L'évolution économique tout entière tend à enlever successivement à l’agriculteur

ses diverses fonctions, pour les confier aux manufactures eta la grande industrie. Elle ruine même l’industrie domestique qui fournit au paysan les objets de première nécessité; 1l ne

file plus lui-même son lin et sa laine, il ne prépare plus sa boisson avec les fruits de sa récolte, etc. Bien plus, il en est de même de ses propres produits destinés à la vente : les industries spéciales s’en emparent. Le lait de ses vaches n’est plus travaillé à la ferme, il va aux fabriques de beurre; Île vin ne vieillit plus dans le cellier du vigneron, mais dans la cave du marchand de vin. ;

L'industrie en arrive même à fabriquer ou à remplacer les

matières premières que l’agriculteur produisait autrefois. Elle remplace les plantes tinctoriales par les dérivés du goudron de

houille, elle permet d'économiser le raisin et le houblon dans la fabrication du vin et de la bière ; elle substitue aux chevaux, consommateurs d'avoine, les bicyclettes et les automobiles,

les charrues et les chemins de fer électriques, etc. Ajoutez à

cela que l’agriculture elle-même emploie les engrais artificiels, les machines, le drainage et autres moyens provenant de l'industrie. Tout cela doit nécessairement amener une diminution dans la population agricole des nations modernes.

Cela est tellement le cas en Allemagne, qu’au point de vue social général, les obstacles qui s'opposent à la concentration en sont complètement renversés.

Tableau de la répartition des personnes vivant de leur industrie

dans l’empire allemand (Proportion 0/0)

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