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moyenne leur persuada de pousser encore plus loin leurs réclamations pour les assurer plus effectivement dans l’avenir. « Aïdez-nous, leur disaient-ils, à faire triompher le « Reform Bulls, et dès que nous aurons réussi, nous ferons usage de notre pouvoir pour vous aider à assurer vos propres droits .» Ce fut la promesse invariable faite à la classe ouvrière toutes les fois que celle-ci soulevait la question plus large de la souveraineté populaire. Elle y crut d'autant plus aisément qu’à cette époque on était convaincu que les intérêts des deux classes étaient identiques. Aussi on pensait que l’une ne pouvait se proposer de tromper l’autre; elles ne pouvaient suspecter mutuellement leur bonne foi, car elles ne pouvaient pas comprendre le but d'une telle façon d'agir. La grande différence dans la position sociale des deux classes était perdue de vue de part et d'autre; leurs esprits admettaient confusément qu'une réforme de l'impôt et quelques autres mesures que pouvait aisément voter un Parlement de classe moyenne étaient le principal but de leur entreprise. Et il suffisait à un homme de se proclamer réformateur ou libéral et de s’adonner à quelques vagues généralités sur des questions courantes pour s’attirer les sympathies de la majorité aussi efficacement que s’il avait été en mesure de Îles introduire dans un paradis social. Réformes, économies, paix, réforme de l'Eglise, réforme des corporations, justice accordée à l'Irlande, tels étaient les mots d'ordre des patriotes de la classe moyenne : les classes pauvres ne s’attachaient que peu à ces quelques sujets, mais elles prenaient les bonnes intentions de leurs alliés pour argent comptant ; elles regardaient avec des yeux ravis les quelques améliorations futures promises à leur condition. »
RME de NUS