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tandis que la tourbe des voleurs — à chaque réforme, on reverra le môme incendie — met le feu à Stamboul :
L'activité du Grand Seigneur trouva [d'abord] un aliment dans les lois somptuaires. Les monnaies et la vérification des comptes du trésor roccupèrent bientôt tout entier. Il retrancha aussi des abus de dépense de son harem; il y fixa l'entretien annuel des femmes. Le Kislar aga (eunuque nègre) perdit toute l'importance de sa charge, en perdant l'administration des vakoufs, dont le vizir fut chargé. Mais une spéculation fit altérer les monnaies. Les revenus de l'empire n'en furent points accrus. Les pachas, qui gouvernent les provinces en même temps qu'ils en sont les fermiers, n'en furent pas moins avides. L'œil du souverain devint seulement plus attentif à les dépouiller du produit de leurs rapines. Les vexations continuèrent et le danger de paraître riche n'arrêta que la prodigalité, qui restitue. Les artisans manquèrent d'ouvrage et le désœuvrement, joint au besoin, porta le peuple au crime. L'espoir du pillage et l'ardeur de se venger des riches multiplièrent les incendies. Les conndaks, — espèce d'artifice qui ne consiste qu'à placer au milieu d'un petit faisceau d'éclats de bois de pin, un morceau d'amadou enveloppé de mèches soufrées, — sont le moyen que les incendiaires emploient le plus ordinairement. Cela suffit pour causer les plus terribles ravages dans une ville dont les maisons, bâties en bois et peintes à l'huile d'aspic, otîrent une extrême facilité au premier malfaiteur '.
Ragib fonde une bibliothèque où il réunit douze cents manuscrits arabes et persans. « Mais rien ne fondera l'instruction des Turcs, ajoute le baron de Tott, tant que les difficultés de la langue en fixeront les bornes au seul talent de lire et d'écrire : quand la vie d'un homme suffit à peine