‹ La Révolution TurqueChapitre 3 sur 29 · De Tott, Mémoires, 1, p · texte numérisé non relu

De Tott, Mémoires, 1, p

pour apprendre à bien lire, que lui rcste-t-il pour <}ïoi<ir SOS c t res et pour profiler de ce qu'il aura lu ' .' Un certain Ibrahim avait ouvert une imprimerie; « mais la typof^raphie ne pouvait atteindre à l'art de>; liaisons; on la méprisa: Ibrahim ferma boutique.

Le suiiiui II iurmateur, maître absolu dans sa capitale et son armée, n'est plus obéi des provinces :

^iiltan Mouslapba continuait à s'occuper des finances en dépouillant soigneusement les comptes et en s'appropriant par la voie des confiscations ce que les prévaricateurs avaient volé. Dt-jà Sa liaulesse jouissait de la satisfaction d'avoir complété plusieurs hasnés (dix mille bourses, valant près de 15 millions de livres) et de les avoir mis sous scellé... Il résolut «rattoiiter à la fortune du pacha de Bagdad. I^ conduite indi'pcndantc de ce gouverneur offrait plus d'un prétexte. Un capidji-hnchi, porteur en apparence d'un tétiioigudgc de bienveillance, mais essentiellement muni d'un ordre adressé aux juges du divnn de Bagdad pour abattre la tête du pacha, se rendit auprès de lui. Le gouverneur, attentif à tous les émissaires de Con.stantinople, fil visiter le cati • " avant son entrée au divan, tmuva l'ordre dont il ur, lui fit coup«r la tète et

oya celte tête au (ïraud Sei^^eur pour toute répooM *.

Kt voici la guerre : non seulentent du Caucase A 1 Adriatique, Autrichiens et Russes forcent les frontières de l'empire; mais conduite par des ofGciers anglais, une flotte russe arrive dans r.\rchipel, fait révolter les tics Ioniennes, la Morée et Candie, brûle è Tchesmé, en face de Chio, la flotte ottomane, iM*>nace les Dardanelles (1770).

Ile ToU. Mémoires, I, p. 0.

- M.W.. p lu-ns.

Ces défaites de 1770 imposent à Mustapha III Tidée de la réforme à Teuropéenne : contre les puissances chrétiennes, il sent que la Turquie n'est plus de taille à lutter, que les institutions de Mahomet et de Soliman ont fait leur temps, qu'il faut emprunter à l'Europe ses armes et ses moyens de gouverner. Son conseiller européen, le baron de Tott, raconte en ses Mémoires que cet actif et énergique souverain, qui songeait à percer l'isthme de Suez, voulait, quand la paix serait faite, tout redresser dans la corruption de l'empire, « attaquer tous les vices de son gouvernement : j'ai lieu de présumer qu'il eût sacrifié jusqu'à celui de son despotisme'. «

On commence par la réforme de l'artillerie. La Porte entretient quarante mille iopdjis répandus, comme les janissaires, dans la capitale et les provinces. « Un billet, essamé, dont chaque soldat est proteur, lui garantit sa paie, soit qu'il le présente en personne, soit qu'il l'envoie par procureur; dans tous les cas, il ne rejoint ses drapeaux que faute de pouvoir mieux faire et seulement pour participer

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