‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 106 sur 281 · LIVRE I], CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE I], CHAPITRE VI

la première fois, parce que nous ne Jeur avons jamais donné mauvaise opinion de nous; telles sont les personnes qui recherchent depuis peu notre amitié, parce qu’elles considèrent ce qu’il y ἃ de meilleur en nous. C'est là ce qui fait le mérite de la réponse d’Euripide aux Syracusains*. Telles sont aussi, parmi les personnes qui nous connaissent depuis longtemps, cellés qui ne savent rien de mal contre nous. Nous rougissons, non-seulement des choses honteuses dont il a été parlé, mais encore de celles qui en sont les signes : par exemple, nous avons honte, non-seulement de nous livrer aux plaisirs sensuels, mais nous rougissons encore des signes de ces plaisirs. Nous avons honte, non-seulement de faire des choses honteuses, mais encore d’en parler, De mêmenous sommes honteux, non-seulement devant les personnes dont nous avons parlé, mais encore devant celles qui doivent leur faire connaître nos fautes, comme sont leurs domestiques ou leurs amis. En un mot, nous ne rougissons pas devant ceux dont nous méprisons l'opinion en ce qui concerne la vérité; personne ne rougit, par exemple, devant les enfants ou devant les bêtes. De plus, nous ne rougissons pas des mêmes choses devant ceux qui nous connaissent, et ceux qui ne nous connaissent pas: devant les premiers, nous rougissons des choses véritablement honteuses ; devant les seconds, de celles que condamne la loi 5.

$ IV. Dans quelles circonstances on a de la honte.

Voici maintenant dans quelles dispositions nous aurions de la honte : premièrement, si nous nous trouvions en présence de certaines personnes devant lesquelles nous avons dit que l’homme éprouve de la honte. Ces personnes sont celles que nous considérons, ou dont nous voulons être considérés, ou auxquelles nous demandons un service, que nous n’obtiendrons pus, si elles ne tiennent aucun compte de nous. Ou bien ces personnes sont présentes : Gydias, haranguant le peuple sur le partage des terres des Samiens, priait les Athéniens de penser que les Grecs étaient rangés en cercle autour d’eux, et que non-seulement ils entendraient, mais encore qu'ils verraient ce qu’ils allaient

182 PHTOPIKH.

σθαι ἀτυχοῦντες ὑπὸ τῶν ξηλούντων ποτὲ οὐ βούλονται" θαυμασταὶ γὰρ οἱ ξηλωταί. Καὶ ὅταν ἔχωσιν, ἃ χαταισχυνοῦσιν ἔργα καὶ πράγματα, h ἑαυτῶν, ἢ προγόνων, ἢ ἄλλων τινῶν πρὸς où ὑπάρχει τις αὐτοῖς ἀγχιστεία " καὶ ὅλως, ὑπὲρ ὧν αἰσχύνονται αὐτοί, Εἰ ἰσὲ δ᾽ οὗτοι. οἱ εἰρημένοι, καὶ οἱ εἰς αὐτοὺς ἀναφερόμενοι, ὧν διδάσκαλοι ἢ σύμδουλοι γεγόνασι. Kai ἐὰν ὦσιν ἕτεροι ὅμοιοι, πρὸς οὺς φιλοτιμοῦνται" πολλὰ γὰρ αἰσχυνό: μένοι διὰ τοὺς τοιούτους, καὶ ποιοῦσι, καὶ οὐ ποιοῦσι. Kai μέλλοντες ὁρᾶσθαι, καὶ ἐν φανερῷ ἀναστρέφεσθαι τοῖς συνειδόσιν, αἰσχυντηλοὶ Hay εἰσιν. ὦθεν καὶ Ἀντιφῶν ὁ ποιητής, μξλλων ἀποτυμπανίζεσθαι ὑπὸ Διονυσών,, εἶπεν, ἰδὼν τοὺς συνα-ποθνήσχειν μέλλοντας ἐγχαλυπτομένους, ὡς ἤεσαν διὰ τῶν πυλῶν" Τί ἐγκαλύπτεσθε, ἔφη, ἢ μὴ αὔριόν τις ὑμᾶς ἴδη τούτων; Περὶ μὲν οὖν αἰσχύνης, ταῦτα" περὶ δὲ ἀναισχυντίας, δῆλον ὡς

EX τῶν ἐναντίων εὐπορήσομεν.

: res , re ai à ἢ σφόδρα δεομένῳ, ἢ μεγάλων χαὶ χαλεπῶν, ἣ ἐν καιροῖς

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