LIVRE IL, CHAPITRE XVIIL
faut se servir de la parole pour détruire les preuves qu’on nous oppose, tout comme si on parlait contre une partie adverse : soit enfin dans les discours épidictiques, car l'auditeur qui assiste fait fonction de juge ; quoiqu'il soit vrai de dire que celuilà seul est juge dans la simple acception du mot, qui, dans les débats civils, décide ce qui est en question. Or, c’est dans les causes judiciaires et dans les assemblées délibérantes qu’on a des questions à examiner. Nous avons déjà, en traitant du genre délibératif, parlé des mœurs qui conviennent aux différentes sortes de gouvernement ; de sorte qu'il sera facile de déterminer comment et par quels moyens nous conformerons nos discours à ces mœurs.
SIT. Des lieux communs aux trois genres.
Mais, comme chaque genre d’éloquence a une fin particulière, et que nous avons parlé des opinions et des propositions qui fournissent des preuves aux discours épidictiques, délibératifs et judiciaires ; et comme nous avons déterminé aussi les règles d’après lesquelles nous pouvons rendre nos discours conformes aux mœurs, il ne nous reste qu’à parler des lieux communs aux trois genres. En effet, tous les orateurs, dans leurs discours, sont forcés de faire usage du lieu commun du possible et de l'impossible, et de tâcher de prouver, les uns qu’une chose sera, les autres qu’elle a été. En outre, le lieu commun de la grandeur appartient à tous les genres ; car tous les orateurs atténuent ou amplifient !, soit qu'ils conseillent ou qu'ils dissuadent, soit qu’ils louent ou qu’ils blâment, soit qu'ilsaccusent ou qu’ils défendent. Une fois ces lieux communs déterminés, nous essaierons de dire ce que nous savons des enthymèmes en général et des exemples ; et puis, ajoutant le reste, nous arriverons au but que nous nous sommes proposé dès le principe. Or, parmi les lieux communs, l’amplification est le plus familier au genre épidictique, ainsi que nous l'avons dit; le passé appartient au genre judiciaire, puisque les choses passées sont la matière du jugement ; le possible el le futur au genre délibératif.
224 PHTOPIKH. .
᾿Ξ + - . , Α΄. Πρῶτον μὲν οὖν περὶ δυνατῶν καὶ ἀδυνάτων λέγωμεν. 8 LJ 0 τ * La Av δὴ τὸ ἐναντίον ἡ δυνατὸν ἢ εἶναι ἢ γενέσθαι, rai τὸ ἐναντίον δύξειεν ἂν εἶναι δυνατέν' οἷον, εἰ δυνατὸν ἄνθρωπον ὑγιασθῆναι, καὶ νοσῆσαι" ἡ γὰρ αὐτὴ δύναμις τῶν ἐναντίων, » L el ", » , + » , 4 * 4 » N ἢ ἐναντία. Καὶ εἰ τὸ ὅμοιον δυνατὸν, καὶ τὸ ὅμοιον. Καὶ εἰ τὸ χαλεπώτεοον δυνατὸν, ai τὸ ῥᾷον. Καὶ εἰ τὸ σπουδαῖον ἢ καλὸν γενέσθαι δυνατὸν, καὶ ὅλως γενέσθαι δυνατόν" χαλεπώ-soov γὰρ, καλὴν οἰκίαν, ἢ οἰχίαν, εἶναι: Καὶ οὗ ἡ ἀρχὴ τερ 750} ἴω > * 3 1 apr : à =D a 5e SEE δύναται γενέσθαι, ai τὸ τέλος" οὐδὲν γὰρ γίγνεται, οὐδὲ ἄς- ’ -» . ᾿ ἣν 4 ᾿ ul ΄ χεται γίγνεσθαι τῶν ἀδυνάτων" οἷον, τὸ σύμμετρον τὴν dia nou εἶναι οὐ δ. Φρξαιουνεδθ dre vénerax, Kai où uetpoy εἶναι οὔτ᾽ ἂν ἄρξαιτο γίγνεσθαι, οὔτε γίγνεται, Καὶ οὐ τὸ τέλος, καὶ ἡ ἀρχὴ δυνατή" ἅπαντα γὰρ ἐξ ἀρχῆς γίγνεται. Καὶ εἰ τὸ ὕστερον τῇ οὐσίᾳ ἣ τῇ γενέσει δυνατὸν γενέσθαι, καὶ τὸ πρέτερον" οἷον, εἰ ἄνδρα γενέσθαι δυνατὸν, χαὶ παῖδα" , de LUS ΤῊΝ EU. V » EXP πρότερον γὰρ ἐχεῖνο γίγνεται" καὶ εἰ παῖδα, καὶ ἄνδρα" ἀρχῇ * » “- 7 17 »ἤ A * * ᾿ » # An ᾿ γὰρ ἐχεῖνο. Καὶ ὧν ἔρως % ἐπιθυμίχ φύσει ἐστίν" οὐδεὶς γὰρ - σας» τ ΝΣ πιο ΣΥῸΣ λύ, Καὶ ὧν à τῶν ἀδυνάτων ἐρᾷ, οὐδ᾽ ἐπιθυμεῖ ὡς ἐπὶ τὸ πολύ, Καὶ ὧν ἐπιστῆμαί εἰσι καὶ τέχναι, δυνατὸν ταῦτα καὶ εἶναι καὶ γενέσθαι, τον | ἘΣ πρῶτ δε τσὶ δος τὸ Καὶ ὅσων ἡ ἀρχὴ τῆς γενέσεως ἐν τούτοις ἐστίν, ἃ ἡμεῖς ἀναγ-- ΄ D , - " τ ᾿ χάσαιμεν ἂν, ἢ πείσαιμεν" ταῦτα δ᾽ ἐστὶν, ὧν χρείττους, ἢ bout, ἢ τῇοι, Καὶ ὧν τὰ μέρη δυνατὰ, καὶ τὸ ὅλον ὡς ἐπὶ f
τὸ πολύ, Καὶ ὧν τὸ ὅλον δυνατὸν, καὶ τὰ μέρη. Ei γὰρ πρό-