‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 15 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE II

$ X. Des arguments spéciaux ef des lieux communs.

Il y a entre les enthymèmes une très grande différence, différence entièrement inconnue presqu’à tout le monde, quoiqu'elle existe aussi entre les syllogismes de la dialectique. Les uns, en effet, appartiénnent spécialement à la rhétorique, de même qu'il y a des syllogismes qui appartiennent spécialement à la dialectique; les autres appartiennent à d’autres arts, à d’autres sciences, les unes existant déjà, les autres inconnues encore. C'est pourquoi ils échappent à l'auditeur; et l'orateur qui s'attache trop à ces enthymèmes spéciaux, sort en quelque sorte des limites de la rhétorique et de la dialectique. Mais ce que nous disons sera plus clair, quand nous nous serons plus longuement expliqué. J’appelle donc syllogismes appartenant à la dialectique et à la rhétorique ceux que nous fournissent les lieux communs; ceux-ci conviennent sans distinction au droit, à la physique, à la politique et à beaucoup d’autres sciences qui diffèrent entre élles par l'espèce; tel est le lieu commun du plus et du moins, qui fournira des syllogismes et des enthymèmes aussi bien au droit qu’à la physique ou à toute autre science, quoiqu’elles soient d'une espèce différente. Les enthÿmèmes particuliers sont ceux qui se composent de propositions appartenant à telle ow telle espèce, à tel ou tel genre de connaissances. Il y a, par exemple, des propositions de physique qui ne pourraient fournir ni enthymème, ni syllogisme relatif à la morale; et il y a des propositions de morale dont on ne pourrait tirer aucun parti pour la physique. Il en est de même pour toutes les sciences 1], Les premiers de ces enthymèmes ne rendent habile ni dans un genre, ni dans un autre, parce qu'ils n’ont pas de matière qui leur soit propre. Quant aux seconds, plus on sera heureux dans le choix des propositions, et plus on s'éloignera à son insu de la dialectique et de la rhétorique; si bien que, s’il arrive de remonter aux principes, ce n’est plus de la rhétorique ou de la dialectique

28 PHTOPIKH,

LA Α΄. Ἔστι δὲ τῆς ῥητορικῆς εἴδη τρία τὸν ἀριθμόν" τοσοῦτοι γὰρ nai οἱ ἀχροαταὶ τῶν λόγων ὑπάρχουσιν ὄντες" σύγκειται μὲν γὰρ ἐκ τριῶν ὁ λόγος, ἔχ τε τοῦ λέγοντος, χαὶ περὶ οὗ λέ, L] ᾿ " 9 Lu * . - ἡ H . La δὲ λέγει, καὶ πρὸς ὄν" καὶ τὸ τέλος πρὸς τοῦτόν ἐστιν" λέγω δὲ τὸν ἀκροατήν. Ἀνάγχὴ δὲ τὸν ἀκροατὴν ἢ Θεωρὸν εἶναι, ἢ CARS " , 4 - à # ΕῚ - Le! L4 πὰ χοιτήν" χοιτὴν δὲ, ἢ τῶν γεγενημένων, h τῶν μελλόντων. Ἔστι δ᾽ ὁ μὲν περὶ τῶν μελλόντων χρίνων, οἷον ἐχκλησιαστής" ὁ δὲ ρ μ f ᾽

περὶ τῶν γεγενημένων, οἷον ὁ δικαστής" ὁ δὲ περὶ τῆς δυνά-μεως, οἷον ὁ ϑεωρός. (or ἐξ ἀνάγχης ἂν εἴη τρία γένη τῶν λόγῶν τῶν ῥητορικῶν, συμβουλευτικὸν, δικανιχὸν, ἐπιδεικτικόν. ET ΟΕ Pie :

Zuubov)ñs δὲ τὸ μὲν προτροπή, τὸ δὲ ἀποτροπή" ἀεὶ γὰρ χαὶ οἱ ἰδία συμδουλεύοντες, καὶ οἱ κοινῇ δημηγοροῦντες, τούτων ϑάτερον ποιοῦσι. Δίκης δὲ τὸ μὲν κατηγορία, τὸ δὲ ἀπολογία" , 4 « - =. 9 » “ 5 - .

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