Enthymèmes apparents
Comme il se trouve que, parmi les syllogismes, les uns sont réels , tandis que les autres ne sont qu'apparents, il faut qu'il y ait aussi des enthymèmes réels, et d’autres qui ne sont qu’apparents ; car l'enthymème est un syllogisme. |
$ IT. Conclure sans qu'il y ait enthymème.
Or, voici quels sont les lieux des enthymèmes apparents. Il y en a un qui se tire de l'expression, et qui se divise en deux éspèces. La première consiste, comme dans la dialectique, à finir par une conclusion , quoiqu'il n’y ait pas de syllogisme : ce n’est ni ceci ni cela, c’est donc ceci et cela. Dans l’argamentation de la rhétorique, on semble faire un enthymème quand on parle par conversion ou par antithèse; car l'enthymème trouve à se placer dans ces façons de parler, et l'argument semble consister dans la forme de l’expression. Pour trouver la matière d’un syllogisme qui ne soit que dans l'expression , il est utile de réunir les majeures de plusieurs syllogismes : il a sauvé ceux-ci,
274 PHTOPIKH.
συντεθέντων δὲ, φαίνεται καὶ Ex τούτων τι γίγνεσθαι.
ἢ ὅτι τὸ μηδένα εἶναι κύνα, ἀτιμότατόν ἐστιν" ὥστε τὸ χύνα δηλονότι τίμιον. Καὶ τὸ “κοινωνικὸν φάναι τὸν Ἑρμῆν εἶναι μάλιστοι τῶν Θεῶν" μόνος γὰρ καλεῖται κοινὸς Épuñs. Καὶ τὸ τὸν λόγον εἶναι σπουδαιότατον" ὅτι οἱ ἀγαθοὶ ἄνδρες οὐ χρημάτων, ἀλλὰ λόγου εἰσὶν ἄξιοι" τὸ γὰρ λόγου ἄξιον, οὐχ ἁπλῶς λέγεται.