LIVRE II, CHAPITRE XXI
pourrait servir à la démonstration : il ne peut pas se faire que le tout soit bon et les deux moitiés mauvaises. Tout ce lieu tend au paralogisme. On peut citer ici ce quedit Polycrateÿde Thrasybule, qu’il a détruit trente tyrans ; ici, il y a réunion. Voiciun exemple de la division, pris de l’Oreste de Théodecte δ : « Il est juste de faire mourir la femme qui a tué son mari; il est juste qu’un fils venge son père Or voilà ce qui a été fait, » Mais si on réunit ces deux choses , il n’y a peut-être plus de justice. Le raisonnement pécherait aussi par omission, car on ne dit pas quel est celui qui a tué Clytemnestre.
$ V. Amplifier sans prouver.
Un autre liéu consiste à prouver ou ἃ réfuter par le moyen de l’amplification ; ce qui arrive, quand l’orateur augmente le fait sans lavoir établi. Il semble alors, ou que l'accusé n’est pas coupable, quand c’est lui même qui a recours à l’amplification ; ou bien qu’il est coupable, quand c'est l’accusateur qui s’indigne. Il n’y a donc pas d’enthymème ; car l'auditeur porte un faux jugement en croyant, sans démonstration, que l’accusé a ou n’a pas fait.
$ VI. Le signe.
Un autre se tire d’un signe ; car un pareil argument ne saurait conclure ; si on disait, par exemple, que ceux qui s'aiment sont utiles aux cités, puisque l’amour d'Harmodius et-d'Aristogiton renversa le tyran Hipparque; ou bien que Denys est un voleur parce qu’il est méchant ; l'argument ne conclut pas. En effet, tout méchant n’est pas voleur, quoique tout voleur soit méchant.
$ VIT, L'accident.
Un autre vient de l’accident. C’est ainsi que Polycrate dit que les rats ont été d’utiles auxiliaires, en rongeant les cordes des arcs”. 1] en serait de même si on disait que rien n'est plus honorable que d’être invité à un festin, puisque c'est pour n’avoir pas été invité qu’Achille se mit en colère contre les Grecs à Té-
H'. ἄλλος, τὸ παρὰ τὸ ἑπόμενον" οἷον, ἐν τῷ ἀλεξάνϑρῳ, ὅτι μεγαλόψυχος" ὑπεριδὼν γὰρ τὴν πολλῶν ὁμιλίαν, ἐν τῇ ἴδῃ διέτριδε καθ᾽ αὑτὸν" ὅτι γὰρ οἱ μεγαλόψυχοι τοιοῦτοι, καὶ οὗ-τος μεγαλόψυχος δέξειεν ἄν. Kai ἐπεὶ καλλωπιστῆς, καὶ νύκτωρ πλανᾶται, μουχός" ὅτι καὶ οἱ μοιχοὶ τοιοῦτοι. ὥμοιον δὲ χαὶ ὅτι ἐν τοῖς ἱεροῖς οἱ πτωχοὶ καὶ ἄδουσι, καὶ ὀρχοῦνται" καὶ ὅτι τοῖς φυγάσιν ἔξεστιν οἰκεῖν, ὅπου ἂν θέλωσιν" ὅτι γὰρ τοῖς δοκοῦσιν εὐδαιμονεῖν ὑπάρχει ταῦτα, καὶ οἷς ὑπάρχει ταῦτα͵, δόξαιεν ἂν εὐδαιμονεῖν. Διαφέρει δὲ τῷ πῶς" διὸ καὶ εἰς τὰν ἔλλειψιν ἐμπίπτει.
Θ΄. ἄλλος, παρὰ τὸ ἀναίτιον, ὡς αἴτιον" οἷον τὸ ἅμα, ἣ μετὰ τοῦτο γεγονέναι" τὸ γὰρ μετὰ τοῦτο, ὡς διὰ τοῦτο λαμδάvous, καὶ μάλιστα οἱ ἐν ταῖς πολιτείαις" οἷον ὡς ὁ Δημάδης τὴν Δημοσθένους πολιτείαν, πάντων τῶν κακῶν αἰτίαν" μετ᾽ ἐκείνην γὰρ συνέδη ὁ πόλεμος.
Ÿ. Ados, παρὰ τὴν ἔλλειψιν τοῦ πότε, καὶ πῶς" ofov, ὅτι διχαίως Ἀλέξανδρος ἔλαθε τὴν Édévry- αἵρεσις γὰρ αὐτῇ ἐδόθη παρὰ τοῦ πατρός " οὗ γὰρ αἰεὶ ἴσως, ἀλλὰ τὸ πρῶτον" καὶ γὰρ
ὁ πατὴρ, μέχρι τούτου χύριος, Η εἴ τις pain τὸ τύπτειν τοὺς