‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 221 sur 281 · ΣΙΝ ΚΙ III, CHAPITRE ΧΗ · texte numérisé non relu

ΣΙΝ ΚΙ III, CHAPITRE ΧΗ

ment admettre dans le genre épidictique , et dans le délibératif, une narration telle qu’on la définit, on bien une réfutation ou une péroraison dans les discours du genre épidictique ? Le genré délibératif n'admet un exorde, une distüssion du pour et du contre et une récapitulation , que tout-autant qu’il y a deux opinions contraires. Si souvent, dans ce genre, On accuse ou on défend, ce n’est plus une délibération. La péroraison au contraire ne se trouve pas dans tout discours judiciaire; par exemple, lorsque le discours n’est pas étendu , ou que la chose est facile à retenir, on peut alors la retrancher pour être court.

$ IL Parties accessoires,

La proposition et la preuve sont donc les parties nécessaires du discours , celles qui lui appartiennent en propre. On peut admettre tout au plus l’exorde , la proposition, la preuve et la péroraison. En effet , la réfutation fait partie de la preuve ; en disentant le pour et le contre, on amplifie ses propres raisons , de sorte que c'est encore une partie de la prèuve. En faisant cela, on démontre quelque chose , mais l’exorde et la péroraison nie servent qu’à aider la mémoire. Si on adopte toutes ces divisions , on fera comme les disciples de Théodore 3, qui distinguent une narration, une postnarration et une prénarration , une réfutation et une postréfutation. Mais il ne faut inventer un mot que pour exprimer une espèce distincte, ou une différence essentielle, Sinon , la division devient vide de sens et ridicule, comme celle dé Lycimnius, qui, dans sa Rhétorique, admet l'interruption, la digression!’, et les branches.

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