‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 228 sur 281 · IV. Sources de l’exorde du genre délibératif · texte numérisé non relu

IV. Sources de l’exorde du genre délibératif

Le genre délibératif emprunte au judiciaire ce qui concerne l'exorde. Mais ici l’exorde est naturellement très peu de chose. En effet, les auditeurs savent ce dont il est question, et le sujet par lui-même n’a pas besoin d’exorde. L’orateur peut donc le tirer de sa propre personne, ou de celle des adversaires, ou de l'idée qu’il veut donner de la question, s’il juge qu’on y attache trop ou trop peu d'importance. 1] doit par conséquent attaquer ou se défendre, amplifier ou amoindrir. Voilà donc les motifs de l’exorde ; ou bien, ce n’est qu’un ornement, parte que le discours, qui n'aurait pas d’exorde, semblerait écrit à ki hâte, comme cet éloge des Éléens, dans lequel Gorgias, sans prélude, sans préparation 3, s’écrie en commençant : « Elis, heureuse ville! »

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