LIVRE II, CHAP. XI, PAGES
$ 1, 1. Muret soupçonne avec raison qu’il y a une petite lacune après les mots ὧν μὴ ἔχουσιν. ἢ propose de suppléer l’incise suivante, qu'il a peut-être trouvée dans un manuscrit, ἐνδεχόμενον αὑτοῖς λαξεῖν, quand il leur est possible de les acquérir. Il est certain que le sens est ainsi plus clair et plus complet. Ces mots d’ailleurs se trouvent dans la définition, quelques lignes plus haut.
$ IE, 1, M. Villemain ἃ traduit la description des mœurs de la jeunesse dans ses Souvenirs contemporains d'histoire et de littérature, vol. 1, p. 393 et suiv. On peut voir combien j'ai profité de celte traduction élégante et fidèle, qui reproduit, dans un style énergique et facile, toute la finesse des analyses d’Aristote. $ IL, 2. Adraste invitait Amphiaraïüs à le suivre à la guerre de Thèbes. Celui-ci refusait. IL était devin, et il prévoyait qu’il devait mourir dans celte guerre. Alors Adraste envoya des cadeaux précieux à la femme d’Amphiaraüs, pour la mettre dans ses intérêts. Adraste les renvoya, ce qui fit dire plus tard à Pittacus : Σὺ δ᾽ οὔπω χρυσῶν ἔρωτος ἐγεύσω" ἦ γὰρ ἂν χεῖρας εἶχες ἑτοίμους λαθεῖν,
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(II, 3. Bossuet a imilé et surpassé Aristote dans cette peinture de la jeunesse ; « Vous dirai-je en ce lieu ce que c’est qu’un jeune homme de vingt-deux ans? Quelle ardeur, quelle impatience, quelle impétuosité de désirs! Cette force, cetle vigueur, ce sang chaud et bouillant, semblable à un vin fumeux, ne leur permet rien de ressis et de modéré, » (Panégyrique de saint Bernard.) On peut aussi rapprocher de la comparaison d’Aristote ce qu'Horace dit de l'ivresse : Ebrietas… spes jubet esse ratas. Éptt. 1, 5, v. 16 et17,
$ I, 4. M. Havet cite ici l’énergique traduction de Robert Estienne : « Le jeune homme a l’âme élevée, pour ce qu’il n’a point encores esté ravalé par les misères de la vie, Il y a, dans toute cette traduction d’Estienne, une saveur, une énergie, qu'on ne retrouve plus dans la délicatesse polie de notre langue.
SIT, 5. « Comme elle se sent forte et vigoureuse, elle bannit la crainte et tend les voiles de toutes parts à l'espérance qui l’enfle et qui la conduit. » (Bossuet, Panégyrique de saint Bernard.)
$ IE, 6. La maxime de Chilon était, prd iv ἄγαν, rien de trop.