LIVRE ll; CHAP. 1, PAGES
F1,1: « Aristote se plaint de ce que l’action-h’a pas encore été traitée spécialement par les rhéteurs, Au temps d’Aristide Quintilien, cette négligence était amplement réparée, ear il nous parle « des nombreux auteurs » qui ont écrit sur Paction, et parmi eux il aurait pu citer son homonyme, le célèbre rhéteur latin, car il n’était pas étranger aux lettres latines, puisqu'il avait lu la République de Cicéron. » (Egger, Essai sur l'Hist, de la.crit, chez les Grecs, p. 287.)
ΔΙ, 2, Aristote cite Glaucon dans la Poëtique, XXV.
411, 3. Celte prédominance de l’acteur sur le poëte s'établit peu à peu. Dans le onzième chapitre de la Poétique, Aristote remarque, en parlant des épisodes intercalés dans la fable tragique, que les mauvais poëles font des fables épisodiques par leur faute, et les bons pour plaire aux acteurs. Un ancien biographe de Sophocle prétend que ce poële composa souvent des caractères tragiques pour la convenance de ses actions. (Voyez, sur les rapports des acteurs et des poëtes, Egger, Hist. de la crit. chez les Grecs, Ὁ. 22.) Au reste, chez les Grecs, comme chez les Latins et comme chez nous, la poésie dramatique a fini par succomber sous le faste de la représentation. L'acteur d’abord, et le costume ensuite, ont fini par éclipser lé poëte.
$ LI, 4. Dans la Poétique, XIII, Aristote se plaint de même de la faiblesse des spectateurs, διὰ τὴν. τῶν θεάτρων ἀσθένειαν, Le père André, dans son Essai sur le beau, commente et traduit presque, à son insu, ce passage d’Aristote : « Si nous n’avions pour auditeurs que de pures intelligences, ou du moins des hommes plus raisonnables que sensibles, nous n'aurions, pour les satisfaire, qu’à leur exposer la vérité toute simple ; elle aurait par elle-même de quoi les charmer par sa lumière, par l'ordre des principes qui la démontrent, ou par celui des conséquences qui en naissent toujours en foule, comme les rayons du soleil. C'est la seule beauté que l’on demande à un ouvrage de mathématiques. Mais dans la plupart de nos discours, nous avons à parler à des hommes bièn plus sensibles que raisonnables, qui ne veulent rien entendre que ce qu’ils peuvent imaginér, qui croient ne rien connaître que ce qu’ils peuvent sentir, qui ne se laissent persuader que par des mouvements qui les transportent ; en un mot par des hommes qui se dégoûtent bientôt d’un discours qui ne dit rien ni à l’imagination ni au cœur.» (Essai sur le beau, troisième discours, p. 46, édition de M. V. Cousin.)
$ Π|, 5. Thrasymaque de Chalcèdoine, célèbre rhéteur et s0phiste, avait composé un ouvrage sur l’art d’exciter la pitié, dont Cicéron traduit le titre par le mot miserationes.
$1V, 6. Aristole, dans sa Poëétique, IV et XXIV, donné la
raison. qui engagea les poëtes dramatiques à substituer l’iambique au tétramètre: Celui-ci convient à la danse; celui-là convient à la conversation ordinaire.
S IV, 7, Aristote répète la même observation, liv. IL, 8. Τὶ ajoute que beaucoup de vers iambiques échappent dans la conversation, M. Egger a réuni quelques exemples de ces vers mêlés à la prose, dans ses notés sur le troisième fragment de Longin. On pourra consulter, en outre, la première note de M. Stiévenart sur le plaidoyer de Démosthène contre Néœra, et surtout Foster, An essay on the different nature of accent and quantity (troisième édition, Londres, 1820), qui a recueilli des hexamètres, même dans le Nouveau Testament. ,
IV, 8. L’anteor paraît désigner ici le chapitre XXI de la Poétique.