‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 31 sur 281 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Du bon et de l’utile.

$ I. Considérations générales sur le bon,

Puisque celui qui délibère se propose un but qui est l’utile, et qu’on délibère non sur la fin, mais sur les moyens, qui sont les choses utiles à nos desseins ; puisque d’ailleurs utile est bon, tâchons de saisir à la fois les éléments du bon et de l’utile. Le bon sera ce qui est désirable pour lui-même, et ce pourquoi on désire une autre chose; ce que recherchent tous les êtres doués d’instinct et de raison, ce qu'ils rechercheraient tous sans exception s’ils avaient la raison. Ce que la raison conseillerait, ce qu’elle conseille à un homme sur chaque chose en particulier, est un bien pour lui; et la présence de ce bien produit le bienêtre et la satisfaction ; le bien est encore ce qui se suflit à soimême, ce qui produit ou conserve les choses que nous venons de dire, ce qui les suit, et ce qui empêche ou détruit les choses qui leur sont contraires. Or les choses se suivent de deux manières ; elles vont ensemble ou l’une après l’autre; par exemple, la science vient après l'étude, mais la vie accompagne la santé. Les choses produisent de trois manières; par exemple, être sain produit la santé, voilà la première ; la nourriture produit la santé, voilà la seconde; l'exercice produit le plus souvent la santé, voilà la troisième. Cela posé, choisir les bonnes choses et rejeter les mauvaises, sont deux actes nécessairement bons ; il suit du premier que dans le même temps nous n’avons pas le mal, du second que nous avons le bien ultérieurement. Il est bon aussi, entre deux biens, de préférer le plus grand au plus petit, et entre deux maux, le plus petit au plus grand; car ce qu'il y a de plus ou de moins fait choisir celui-ci et rejeter celui-là. ἢ faut bien aussi que les vertus soient une bonne chose, puisqu'elles assurent le bonheur de ceux qui les possèdent, et

, UT: ν᾿ ) x , 4. 7 + Ἂν χαι" πῆρι νιν [6 δὲ, γαιτίξ, KA TOUX, χύρις: CA TEUY, Καὶ τὴν

ἡδονὴν ἀγαθὸν εἷναι" πάντα γὰρ épierat τὰ ξῶα αὐτὴς τῇ φύσει.

., ‘ ὥστε nai τὰ ἡδέα, καὶ τὰ nada, ἀνάγχη ἀγαθὰ εἶναι τὰ μὲν

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