‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 33 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE VI

que d'elles viennent le bien et la pratique du bien. Mais nous devons traiter à part de chacune d'elles, les définir et les décrire!. Le plaisir est aussi un bien, car tous les animaux le désirent naturellement. 1] suit de ceci que les choses agréables et les choses belles sont nécessairement bonnes; les premières produisent le plaisir, et parmi les choses belles, les unes sont agréables et les autres désirables pour elles-mêmes.

$ IT. Des biens positifs.

Si nous vonlons énumérer exactement les choses nécessairement bonnes, les voici : le bonheur, qui est désirable pour luimême, qui se suflit, et à cause duquel nous faisons beaucoup d’autres choses : la justice, le courage, la tempérance, la magnanimité, la magnificence, et les autres qualités semblables, car ce sont des vertus de l'âme : la santé, la beauté et les autres choses semblables, qui sont les vertus du corps, et qui produisent de nombreux avantages ; c'est ainsi que de la santé viennent le plaisir et la vie; aussi est-elle regardée comme un bien excellent, parce qu’elle produit deux des choses que les hommes estiment le plus : la richesse; c'est par elle que nous pouvons acquérir et faire beaucoup : un ami et l'amitié; un ami est désirable pour lui-même et pour les avantages nombreux qu’il nous procure : l'honneur et la réputation ; car ces deux choses sont agréables et avantageuses, et suivies le plus souvent de ce qui nous fait honorer : l'éloquence et l’habileté dans la conduite; car de tout cela résultent des avantages. Ajoutez-y une heureuse nature, la mémoire, la facilité à apprendre, la sagacité et toutes les qualités semblables, qui peuvent par elles mêmes produire le bien : ajoutez y encore toutes les sciences, les arts, et même la vie; car lors-même qu’il n'en résulterait aucun bien, elle est désirable pour elle-même ; et de plus, le juste, qui est, pour ainsi dire, l’utile en général. Voilà à peu près les choses généralement reconnues comme bonnes.

$ IL. Des biens d'opinion.

Voici maintenant d’où il faut tirer les syllogismes pour celles

54 PAHTORIKH.

+ LU F4 # , - 3 + Lei , ἽΡ * . ᾿ ᾧ τὸ ἐναντίον χαχὸν, τοῦτ᾽ ἀγαθόν. Καὶ οὗ τὸ ἐναντίον τοῖς ; - bone 7 >» UNS td ὦ / , ἐχθροῖς συμφέρει" οἷον, εἰ τὸ δειλοὺς εἶναι μάλιστα συμφέρει τοῖς ἐχθροῖς, δῆλον ὅτι ἀνδρεία μάλιστα ὠφέλι ἴς πολί ς ἐχθροῖς, δὴλ pelx μάλιστα ὠφέλιμον τοῖς πολίταις, Καὶ ὅλως, ὃ οἱ ἐχθροὶ βούλονται, ἢ ἐφ᾽ ᾧ χαίρουσι, τοὐναντίον τούτῳ ὠφέλιμον φαίνεται" διὸ εὖ εἴρηται, Ἦ xev γηθήσαι Πρίαμος.

x : Ν Rte β : ; ἔστι δ᾽ οὐχ ἀεὶ τοῦτο, ἀλλ᾽ ὡς ἐπιτοπολύ" οὐδὲν γὰρ χωλύει ἐνίοτε ταὐτὸ συμφέρειν τοῖς ἐναντίοις" ὅθεν λέγεται ὡς τὰ καχὰ συνάγει τοὺς ἀνθυώπους, ὅταν ἢ ταὐτὸ βλαδερὸν ἀμφοῖν. Καὶ οὗ μή ἐστιν ὑπερξολὴ, τοῦτο ἀγαθόν" ὃ δὲ ὧν ἦ μεῖξον n δεῖ, χαχόν. Καὶ οὗ ἕνεκα πολλὰ πεπόνηται, ἡ δεδαπάνηται" φαινόμενον » " CA "“ - 0 γὰρ ἀγαθὸν ἤδη" καὶ ὡς τέλος ἤδη τὸ τοιοῦτον ὑπολαμβάνεται, xai τέλος πολλῶν" τὸ δὲ τέλος, ἀγαθόν" ὅθεν ταῦτ᾽ Ξἴρηται" Κὰδ. δέ χεν εὐχωλὴν Πριάμῳ, Καὶ, Αἰσχρόν τοι δηρόν τε μένειν. | Καὶ ἡ παροιμία δὲ, τὸ « ἐπὶ θύραις τὴν ὑδρίαν. » Kai οὗ πολλοὶ ἐφίενται, καὶ τὸ περιμάχητον φαινόμενον" οὗ γὰρ πάν -τες ἐφίενται, τοῦτ᾽ ἀγαθὸν ἦν" οἱ δὲ πολλοὶ, ὥσπερ πάντες φαίνονται. Καὶ τὸ ἐπαινετόν " οὐδεὶς γὰρ τὸ μὴ ἀγαθὸν ἐπαινεῖ. Καὶ ὃ οἱ ἐχθροὶ καὶ οἱ φαῦλοι ἐπαινοῦσιν * ὥσπερ γὰρ πάντες ἤδη ὁμολογοῦσιν,» εἰ mai οἱ καχῶς πεπονθότες" διὰ. γὰρ. τὸ φανερὸν, ὁμολογοῖεν ἄν " ὥσπερ χαὶ φαῦλοι, οὺς οἱ φῇοι , ds Ont οὐ τεσ πο, 4. σιν. δὼ de) ψέγουσι" καὶ ἀγαθοὶ, οὺς οἱ ἐχθροὶ ἐπαινοῦσιν" διὸ λελοι-δορῆσθαι ὑπέλαβον Κορίνθιοι ὑπὸ Σιμωνίδου ποιήσαντος, Κορινθίοις δ᾽ οὐ μέμφεται τὸ ἤλιον, ῃ - 4 - » -" sante eu À à - Καὶ ὃ τῶν φρονίμων τις, h τῶν ἀγαθῶν ἀνδρῶν ἢ γυναικῶν A H , en προέκρινεν " οἷον, Οδσσέα Αθηνᾶ, not Ἐλένην Θησεὺς, καὶ ñ ᾿ Ἂ “" ν᾿ Αλέξανδρον αἱ Seat, χαὶ Αχϑλέα Ὅμηρος. Kai ὅλως τὰ

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