‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 56 sur 281 · LIVRE I, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE X

la passion ; mais chez les uns, les mœurs et les passions sont honnêtes; chez les autres, tout le contraire. Il arrive cependant que telle ou telle habitude est suivie de telle ou telle conséquence. Eo effet, il peut se faire que la tempérance, dans celui qui en est doué, produise immédiatement des sentiments et des désirs honnêtes, relativement aux plaisirs, tandis que l'intempérant aura sur le même sujet des sentiments et des désirs contraires. Il faut donc laisser de côté de pareilles divisions; mais il faut examiner quelles sont les conséquences ordinaires de certaines choses. Qu'un homme soit blanc ou noir, grand ou petit, vous ne tirerez aucune conséquence de ces qualités. Mais est-il jeune ou vieux, juste ou injuste; voilà ce qui importe. En un mot, il y aura un certain intérêt à examiner toutes les circonstances qui peuvent produire des changements dans les mœurs comme, par exemple, si un homme se croit riche ou pauvre, heureux ou malheureux. Nous parlerons de cela plus tard; occupons-nous d’abord des causes de nos actions.

$ IV. Causes des actions humaines.

Les choses qui viennent du hasard sont celles qui n'ont pas de cause déterminée, qui ne se font pas pour un but, et qui n’arrivents ni toujours, ni le plus souvent, ni dans un ordre réglé; c'est ce que rend évident la définilion même du hasard. Celles qui viennent de Ja nature ont leur cause en elles-mêmes et sont soumises à une loi ; elles arrivent de la même manière, ou toujours, où le plus souvent. Quant à celles qui arrivent contrairement à la nature, il ne faut pas rechercher si elles arrivent suivant une certaine force de la nature, ou par une autre cause; il semblerait d’ailleurs qu'on doit les attribuer au hasard. Les actions ont pour cause la violence, quand elles arrivent contre le désir ou les desseins de ceux’qui les font. On agit par habitude, quand on fait une chose pour l'avoir faite plusieurs fois. On fait par raison les choses qui paraissent utiles, comme fin ou comme moyen, et qüe nous avons classées parmi les biens, pourvu qu'on les fasse à cause de leur utilité; car les

CR P "δ ν᾿ . On ñ ἢ , , δὲ ἡδονήν. Διὰ ϑυμὸν δὲ καὶ ὀργὴν τὰ τιμωρητικά. Διαφέρει δὲ τιμωρία καὶ κόλασις" ἡ μὲν γὰρ κόλασις, τοῦ πάσχοντος ἕνεχά ἐστιν " ἡ δὲ τιμωρία, τοῦ ποιοῦντος, ἵνα ἀποπληρωθῇ. + «+ + 9 + +» ἢ A w 5 - ᾽ ἃ Περὶ μὲν οὖν τίνα ἐστίν ἡ ὀργὴ, δῆλον ἔσται ἐν τοῖς περὶ παθῶν. Δι’ ἐπιθυμίαν δὲ πράττεται, ὅσα φαίνεται ἡδέα. Eure δὲ καὶ τὸ σύνηθες, καὶ τὸ ἐθιστὸν, ἐν τοῖς ἡδέσι" πολλὰ γὰρ καὶ τῶν φύσει μὴ ἡδέων, ὅταν ἐθισθῶσιν, ἡδέως ποιοῦσιν. Ὥστε , » = # gs. -e 4 2 À “ » 5 à συλλαβόντι εἰπεῖν, ὅσα δι’ αὑτοὺς πράττουσιν, ἅπαντά ἐστιν ἢ ; 1 + , δ ᾿ + , « de ν “ ἀγαθὰ ἢ φαινόμενα ἀγαθὰ, ἢ ἡδέα h φαινόμενα ἡδέα, ἐπεὶ ὃ Φ .; “ ῃ € , , * y A “« " ᾽ ὅσα δὲ’ αὑτοὺς, ἑκόντες πράττουσιν " οὐχ ἑκόντες δὲ, ὅσα μὴ δὲ αὑτούς " πάντ᾽ ἂν εἴη, ὅσα ἑκόντες πράττουσιν, ἢ ἀγαθὰ ἢ F TU PAR , ie) , :

φάινόμενα ἀγαθὰ, ἣ ἡδέα ἣ φαινόμενα ἡδέα. Ὑ ϑημι γὰρ καὶ τὴν τῶν χακῶν ἢ φαινομένων κακῶν ἀπαλλαγὴν, ἢ ἀντὶ μείζονος; (RES ἊΝ Le ï » 12 nee « " ὠὰ el pe a + ἐλάττονος μετάληψιν, ἐν τοῖς ἀγαθοῖς" αἱρετὰ γὰρ πώς ἐστι" χαὶ τὴν τῶν λυπηρῶν ἢ φαινομένων, ἢ ἀπαλλαγὴν, ἢ μετάληψιν ἀντὶ μειξόνων ἐλαττόνων, ὡσαύτως ἐν τοῖς ἡδέσιν, Ληπτέον ἄρα ΙΝ, # ᾿ - , φ τὰ ouupéoovrx καὶ τὰ ἡδέα, πόσα καὶ ποῖα. Περὶ μὲν οὖν τοῦ συμφέροντος, ἐν τοῖς συμβουλευτικοῖς εἴρηται πρότερον * περὶ δὲ τοῦ ἡθέος, εἴπωμεν νῦν. Δεῖ δὲ νομίζειν ἱκανοὺς εἶναι τοὺς

KEDAAAION ΙΔ΄.

| Α΄. Ὑποχείσθω δ᾽ ἡμῖν εἶναι τὴν ἡδονὴν κίνησίν τινα τῆς Qu-

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