LIVRE II, CHAPITRE I
nous semble, ou qu'il n’a pas commis d'injustice, ou que sa faute est légère ; le contraire arrive, si nous sommes prévenus contre. Poursuivons-nous de nos désirs et de nos espérances une chose dont la possession nous serait agréable, il nous semble qu'elle ne peut manquer d'arriver, et d’être pour nous un bien. Il en est tout autrement pour l'homme indifférent 3 et pour celui qui doute du succès.
$ II. Des mœurs oratoires.
Si l'orateur veut que sa parole produise la conviction, il doit posséder trois qualités, qui, indépendamment des preuves, sont pour nous autant de motifs qui nous portent à croire. Ces qualités sont la prudence, la probité et la bienveillance. Dans les discours et dans les délibérations publiques, on ne s'écarte de la vérité que parce qu'on manque de ces trois qualités, ou même d’une seule. Car c’est l'ignorance qui égare notre jugement; ou bien, le jugement étant droit, c’est la méchanceté qui nous empêche de dire franchement ce que nous pensons ; ou bien encore, nous sommes, il est vrai, prudents et probes, mais nous manquons de bienveillance ; ce qui fait que nous ne donnons pas les meilleurs conseils, quand nous pourrions le faire. Ces trois qualités sont les seules. Tout orateur qui paraîtra les posséder portera nécessairement la conviction dans Fesprit des auditeurs. Mais comment paraître prudent et probe ? II faut voir à cet égard ce que nous avons dit quand nous avons parlé des vertus. Car les mêmes moyens qu’on emploie pour faire paraître les autres prudents et probes, on peut les employer pour soi-même, Quant à la bienveillance et à l'amitié, nous allons en parler maintenant, en traitant des passions,
$ II. Des passions.
Les passions sont des mouvements de l’âme, qui changent nos jugements, et qui sont accompagnés de douleur et de plaisir3, Telles sont la colère, la pitié, la crainte, et toutes les autres émotions semblables, aiñsi que leurs contraires. Mais en
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διαιρεῖν τὰ περὶ ἕκαστον εἰς τρία λέγω δ᾽ οἷον περὶ ὀργῆς, πῶς τε διακείμενοι ὀργῶοι εἰσὶ, καὶ τίσιν εἰώθασιν ὁργίξζε-σθαι, καὶ ἐπὶ ποίοις. Et γὰρ τὸ μὲν ἕν n τὰ δύο ἔχοιμεν τούτων, ἅπαντα δὲ μὴ, ἀδύνατον ἂν εἴη τὴν ὀργὴν ἐμποιεῖν ὁμοίως δὲ καὶ ἐπὶ τῶν ἄλλων. ὥσπερ οὖν καὶ ἐπὶ τῶν προειρημένων διεγράψαμεν τὰς προτάσεις, οὕτω καὶ ἐπὶ τούτων ποιήσωμεν, καὶ διέλωμεν τὸν εἰρημένον τρόπον,
Α΄. Ἑστὼ δὴ ἡ ὀργὴ ὄρεξις μετὰ λύπης τιμωρίας payé» μένης διὰ φαινομένην ὀλιγωρίαν τῶν εἰς αὐτὸν. ἢ εἰς αὐτοῦ τινα μὴ προσηκόντως. Εἰ δὴ τοῦτ᾽ ἐστὶν h ὀργὴ; ἀνάγκη τὸν ὀργιξόμενον ὀργίζεσθαι ἀεὶ τῶν καθέκαστον ἐϊνί' οἷον Ἀλέωνέ, ἀλλ᾽ οὐκ ἀνθρώπῳ. Καὶ ὅτι αὑτὸν, ἢ τῶν αὑτοῦ τινά τι π3ποίηχεν, ἡ ἤμελλε. Καὶ πάσῃ ὀργῇ ἕπεσθαί τινα ἡδονὴν, τὴν ἀπὸ τῆς ἐλπίδος τοῦ τιμωρήσασθαι" ἡδὺ μὲν γὰρ, τὸ οἴεσθαι τεύξεσθαι, ὧν ἐφίεται" οὐδεὶς dE τῶν ᾿φαινομένων᾽ ἄδυ-νάτων ἐφίεται αὑτῷ" ὁ δ᾽ ὀργιξόμενος ἐφίεται dre δυναϊῶν. Διὸ καλῶς εἴρηται περὶ θυμοῦ,᾿
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Axoouber γὰρ καὶ ἡδονή τις, διά τε τοῦτο, καὶ διότι dia , ? - - = ,. ἢ . y ’ Υ͂