‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 97 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE IV

nous ce qu'ils sont pour les autres : ceux qui ne sont pas médisants, qui n’étudient ni les défauts du voisin, ni les nôtres, mais bien nos bonnes qualités ; car c’est ainsi que se conduit l’homme qui est bon : ceux qui ne nous contredisent pas quand nous sommes en colère, ou que nous sommes sérieux, car de là naîtraient des disputes : ceux qui se conduisent honnêtement avec nous, ce qui est une marque de respect : ceux qui nous croient honnêtes, ét qui se plaisent avec nous, et principalement ceux qui se trouvent ainsi disposés à notre égard à cause des choses pour lesquelles nous tenons surtout à être considérés, et à passer pour hommes de bien, ou pour des personnes agréables : ceux qui nous ressemblent, et qui ont les mêmes goûts que nous, pourvu qu'ils ne nous causent aucun embarras, et qu'ils ne vivent pas du même métier, car alors « le potier est jaloux du potier ! » : ceux qui désirent les mêmes choses que nous, pourvu que nous puissions les partager avec eux, sinon, le proverbe trouve encore son application : ceux en présence desquels nous ne rougissons pas des choses que l'opinion seule condamne, pourvu que ce ne soit point par mépris : ceux devant qui nous rougissons de faire des choses réellement mauvaises : ceux qui excitent en nous, ou dont nons voulons exciter l’'émulation, mais une émulation sans envie ; nous les aimons, où nous voulons les avoir pour amis : ceux que nous aiderions à acquérir quelque bien, s’il ne devait en résulter pour nous on mal plus grand que ce bien : ceux qui nous aimént également, que nous soyons absents ou présents ; aussi notre ämitié ne manque pas à ceux qui aiment leurs amis, même quand ces amis ne sont plus : en un mot, ceux qui ont-pour leurs amis un vif attachement, ét qui ne les abandonnent pas ; car, parmi les gens de bien, nous aimons surtout ceux qui se montrent bons amis : ceux qui ne dissimulent pas avec nous ; tels sont ceux qui conviennent de ce qu'il y a de blämable en eux-mêmes ; car nous avons dit que devant les amis on ne rougit pas de ce qui est condamné par la seule opinion; si donc celui qui rougit des choses dé cette pature n'aime pas, celui qui n’en rougit pas semble au contraire

164 PHTOPIKH.

δόξαν οὐκ αἰσχυνόμεθα" εἰ οὖν ὁ αἰσχυνόμενος μὴ φιλεῖ, ὁ μὴ αἰσχυνόμενος φιλοῦντι ἔοικΞ. Καὶ τοὺς μὴ φοδ:ροὺς, καὶ οἷς χυνόμενος φιλοῦντι ἔοικξ. Καὶ τοὺς μὴ φοδε:ροὺς,καὶ οἷς ϑαῤῥοῦμεν" οὐδεὶς γὰρ ὃν φοβεῖται, φιλεῖ, Εἴδη δὲ φιλίας, ἑταιρεία, οἰκειότης, συγγένεια, καὶ ὅσα τοιαῦτα. Ποιητιχὰ δὲ φιλίας, χάρις, nai τὸ μὴ δεηθέντος ποιῆσαι, καὶ τὸ ποιήσαντα μὴ δηλῶσαι' αὐτοῦ γὰρ οὕτως ἕνεκα φαίνεται, καὶ οὐ διά τι ἕτερον.

A « & à . ‘ - s à 5 = ἢ 5 ΄ σμὸς, διαβολή. Οργὴ μὲν οὖν ἐστὶν ἐχ τῶν πρὸς ἑαυτόν" ΜΗ ᾿ ἥ » ἃς ᾿ a , »3 1 e “ ἃ ἔχθρα δὲ καὶ ἄνευ τῶν πρὸς ἑαντόν' ἐὰν γὰρ ὑπολάξωμεν εἶναι τοιόνδε, μισοῦμεν. Καὶ ἡ μὲν ὀργὴ ἀεὶ πεοὶ τὰ xaθέχαστα" οἷον Καλλίᾳ ἢ Σωχράτει" τὸ δὲ μῖσος καὶ πρὸς τὰ γένη" τὸν γὰρ χλέπτην μισεῖ καὶ τὸν συχοφάντην ἅπας. Καὶ ἐφίεται" τὸ δὲ τοῦ χαχῶσαι μᾶλλον. Αἰσθέσθαι γὰρ βούλεται

μ ὁ ὀργιξόμενος" τῷ δὲ, οὐδὲν διαφέρει. ἔστι δὲ τὰ μὲν )υπηρὰ, αἰσθητὰ πάντα" τὰ δὲ μάλιστα κακὰ, ἥκιστα αἰσθητά, ἀδικία χαὶ ἀφροσύνη" οὐδὲν γὰρ λυπεῖ ἡ παρουσία τῆς κα- » L " 1. * , En L, * * κίς. Kai τὸ μὲν μετὰ λύπης" τὸ δ᾽, οὐ μετὰ λύπης. Ο μὲν γὰρ ὀργιζόμενος, λυπεῖται" ὁ δὲ μισῶν, οὔ. Καὶ ὁ μὲν, πολλῶν τ ᾿ ᾿ ᾿ } 4 , ,

ἂν γενομένων, ἐλεήσειεν" ὁ δὲ, οὐδενός. Ὁ μὲν γὰρ, avttπαθεῖν βούλεται, ᾧ ὀργίζεται" ὁ δὲ, μὴ εἶναι. Φανερὸν οὖν x τούτων, ὅτι ἐνδέχεται ἐχθροὺς χαὶ φίλους, καὶ ὄντας ἀποδειχνύναι, καὶ μὴ ὄντας ποιεῖν, καὶ φάσχοντας διαλύειν, καὶ ἡ δι ὀργὴν n δι ἔχθραν ἀμφισβητοῦντας, ἐφ᾽ ὁπότερ᾽

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