‹ La richesse de la RoumanieChapitre 8 sur 34 · IV · texte numérisé non relu

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Quelques associations paysannes se sont aussi fondées pour l’exploitation des forêts; ne disposant pas de capitaux suffisants leur production est encore assez restreinte. Etant donnée la difficulté d'accéder à nos massifs forestiers, à cause du manque de routes et de lignes de chemin de fer, la première dépense qu’une exploitation forestière doit supporter est celle de la construction de ces voies de communication ; or, cette dépense est coûteuse et ne peut être supportée que par des sociétés disposant de moyens financiers très puissants. Les exploitations forestières doivent disposer, en outre, d’un fonds de roulement considérable, étant données les avances qu’on est obligé de faire un an et souvent 18 mois avant le transport du bois sur le marché de vente. Les 14 sociétés énumérées au tableau publié ci-dessus, disposant de capitaux importants ont pu surmonter toutes ce difficultés et réaliser, en général, de gros bénéfices. Aux sociétés précitées constituées en Roumanie il faut ajouter deux sociétés étrangères autorisées à fonctionner en Roumanie: la «Société pour l’exploitation de forêts» au capital de 2.940.000 lei, ayant son siège à Budapest et la «Rumânische Forstindustrie Aktiengesellschaft» dont le siège est à Genève, au capital de 22 millions de lei.

En 1910 a été constituée à Budapest la Société anonyme ((Acordo», dont font partie les sociétés anonymes roumaines Goetz, Tarcàu, Letea, Ti$i|a et Marnero et" qui a pour but de fixer les prix pour l’exportation.

Le nombre des scieries *) bénéficiant de la loi d’encouragement de l’Etat était en 1912 de 71 et le nombre des ouvriers dépasse 12.000. Dans ce ciffre ne sont pas comprises les exploitations forestières qui s’occupent de l’abattage des arbres et de leur transport aux fabriques. Le nombre des ouvriers employés dans cette industrie dépasse 50.000. Les salaires s’élèvent à au moins 30 millions par an. Une grande partie de notre production de bois est destinée à l’exportation; en 1913 nous avons exporté les quantités et les valeurs suivantes:

Métrés cubes Lei

Troncs de sapin ..... .

Bois de construction, douves .

Bois de construction passés au rabot .

Ebenisterie prête mais non ajustée. . . . Ebenisterie prête, sculptée, marquetée etc. .

t 4 o Tno

l) Appartenant à des sociétés ou à des particuliers.

I/INDUSTHIE ROUMAINE

Nous avons exporté aussi 19.088 tonnes de bois de chauffage représentant une valeur de 248.139 lei; en tout la valeur est pour l’année 1913 de 23V2 millions.

Nous exportons surtout en Autriche-Hongrie, en Egypte, en Hollande et en Turquie.

Quant à l’importation du bois et des industries dérivées, elle est encore assez importante (1913):

Tonnes Lei

Ebenisterie fine, tapissée, sculptée, marquetée, combinée avec d’autre matières 702 3.818.985

Bois de construction, douves et traverses

équarries ou sciées . 29.903 3.118.242

Troncs de sapins et d’autres essences résineuses . 101 .825 3.054.750

Tannins non dénommés et extraits de toutes sortes de matières servant au

tannage . 4.884 1.927.566

Bois de chauffage et copeaux de bois . . 140.672 1.466.718

Fûts et tonneaux en bois de chêne. . . . 2.613 1.055.369

En 1913 nous avons importé d’Autriche-Hongrie 108,459 mètres cubes de troncs de sapin pour nos besoins et 94.997 mètres cubes pour les réexporter après avoir été façonnés. La même année nous avons exporté 48.425 tonnes de planches et 1236 tonnes de caisses fabriquées avec du bois importé d’Autriche-Hongrie. Parmi les matières importées il y a des articles que nous pourrions, avec une meilleure exploitation de nos forêts, produire ou fabriquer chez nous, tels les bois de construction, d’autant plus que la taxe douanière de 2 lei les 100 kgr est assez élevée; elle représente 20% de la valeur.

Il sera plus difficile de lutter contre l’ébénisterie fine. La protection donanière est très élevée, 80 lei les 100 kgr ce qui revient en moyenne à 16% de la valeur; le coût de l’emballage et du transport, qui sont assez chers constituent un supplément de protection qui n’est pas à négliger. Il ne faut pas oublier, cependant, que ces objets s’adressent à une clientèle riche qui préfère le fini et le bon goût au bon marché. Ou fait chez nous quelques essais de fabrication de meubles de luxe; ou ne réussira jamais à écarter certaines spécialités françaises et anglaises.

On pourrait facilement arriver à fabriquer les fûts et les touneaux pour lesquels nous sommes encore tributaires de l’étranger; la taxe de 10 lei kgr, représente 25% de la valeur. C’est une protection très sérieuse.

Une question qui intéresse notre industrie forestière

est celle du transit par la Roumaine du bois de provenance austro-hongroise à destination de Russie ou des pays de la péninsule balkanique et de l’Egypte ’)•

Transit d'arbres , bois et industries dérivées

Tonnes 1913 1912 1911

Ce bois fait concurence à nos propres produits sur les marchés sus-mentionnés. Au terme des lois en vigueur le transit est exempt de tous droits. Toutes les formalités pour obtenir le droit de transporter la marchandise à travers Ja Roumanie ne coûtent que quelques lei; le bois transité est même avantagé au détriment du bois indigène qui seul est astreint au paiement d’une taxe de V2 pour cent de sa valeur quand il est expédié par nos ports. Des points de Dorna et de Prisacani, en Moldavie, le transport du bois de transit jusqu’à Galatz se fait par flotta g& sur les rivières de Bistritza et du Siret, sans paiement d’aucune taxe.

L’industrie du papier 2)

Le tableau qui suit mettra en evidence l’mportancc de l’industrie du papier et de la cellulose en Roumanie:

Capital social

Force

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