La richesse forestière du Canada [microforme]
Depuis la date de ses premiers énienente le bois provenant de l’exploitation de nos forêts constitue l’une des plus grandes sources d’exportation du Canada ; et jamais, à aucune époque, la valeur de ces produits n’a été plus grande qu'aujourd'hui. On a pu remarquer, il est vrai, chaque année, des changements dans la nature de ces produits, mais toujours ces changements ont été pour le plus grand avantage du pays.
Quand le commerce de bois était dans son enfance, on exportait principalement du bois de refend et des douves, puis des billots, des madriers et des planches, ete. ; plus tard, surgirent chaque année, et plus spécialement dans la dernière décade, un grand nombre d’industries qui font une si grande consommation de bois, de sorte que l’on manufacture maintenant, au pays, une grande variété d’articles qu’autrefois l’on était forcé d'importer.
Des manufactures qui, à l’origine, avaient été fondées uniquement pour répondre aux besoins domestiques, ont augmenté le montant de leur production et font la concurrence sur les marchés étrangers ; et plusieurs autres industries nouvellement établies manufacturent leurs marchandises uniquement pour l'exportation. Durant la saison de 1899, plusieurs de nos grandes manufactures n'ont à peine suffit aux besoins de la consommation nationale.
I1 leur a fallu, comme les autres manufactures fabricant pour l'exportation, tenir leurs feux constamment allumés, jour et nuit, pendant toute la saison, pour pouvoir satisfaire à toutes les demandes. Si cette augmentation, dans la production, s’est faite plus longtemps attendre que nous avions raison de l’espérer, à raison des ressources naturelles du pays, ceci est dû, au manque de capital d’abord, puis au fait que la compétiton sur les
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marchés étrangers laissait si peu de marge, que nos manufacturiers canadiens n’osaient pas se risquer dans des entreprises qui, promettaient si peu de succès. Il en est résulté, que la production des Etats-Unis et des autres paye ayant été excessive, leurs forèts se sont trouvées dépeuplées, tandis ge celles du Canada n'ayant pas été exploitées, au mime degré, ‘fil nous reste la matière première, et, en cela, nous avons l'avenir avec nous.”? Aucun autre pays au monde n'offre un meilleur champ pour l'investissement profitable d'un capital dans ce genre d'industrie ; matière premire en abondance, ruvoir d’eau peu coûteux, un marché toujours ouvert pour l'écoulement des marchandises, sont autunt de garanties infaillibles de succès.
Dans la province d'Ontario, l'exportation du pin, de l'épinette ou autre bois tendre en billot pris sur les terres boues de la Province, est prohibée, et dans la province de Québec il y a un dégrèvement de $1.50 par corde, sur la taxe imposable sur la coupe du bois de pulpe pour encourager cette industrie dans la province ; et les autres provinces se proposent d'adopter la même législation. Nul doute, que pareille loi, aura pour effet immédiat, de diminuer grandement l'exportation de la matière première, mais il est également certain que cette législation va enfanter de nouvelles manufactures, et que celles actuellement existances vont être encouragées à augmenter la production.
L'on trouvera quelque part ailleurs, dans ce pamphlet, une table démontrant le chiffre de l'exportation des principaux bois de la forêt, durant les dix dernières années. Toutefois ceci ne comprend pas les instruments d'agriculture, tels que pianos et orgues et autres articles qui demandent, pour leur confection, une grande quantité de bois.
Ces chiffres s'expliquent d'eux-mêmes, excepté pour les années 1897 et 1898. En 1597, l'exportation du bois fut sans précédent, et la diminution en 1898 s'explique, par le fait, qu’en anticipation du droit d’importa. tion que se proposaient d'établir les Etats-Unis, une quantité considérable de bois fut expédiée dans ce pays
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en 1897, qui dans des conditions normales, serait restée au Canada, jusqu’à l’année suivante. Comme les chiffres de chaque année, dans cette table comprennent six mois de l’année actuelle et six mois de l’année précédente, l’effet de cette désorganisation, dans le commerce de bois, se fait aussi sentir, dans l’année 1899, L'on ne verra pas, non plus, l’augmentation, dans la seconde moitii de 1899, qui, dans les six mois finissant le 31 décembre, accusent une augmentation de $21,246,871, sur $19,191 907, durant la même période en 1898.
Les gouvernements fédéral et provinciaux ont passé des lois sages, dans le but de protéger nos forêts ; et les propriétaires et locataires de limites à bois exercent plus de soins qu'auparavant, pour la prévention des feux, donnant ainsi la main au gouvernement, pour soustraire, autant que possible, la richesse de nos forûts, à la destruction de ce fléau, Les différents gouvernements sont à prendre des mesures pour repeupler nos forêts par trop dénu lées qui sont sous leur contrôle, et si le succès n’a pas couronné leurs efforts, des enquêtes préliminaires, pour employer les moyens les plus efficaces et les mieux appropriés à chaque district amencront sans doute un résultat pratique. On ne doit pas espérer, certes, trouver dans un pamphlet de ce format, un état d‘taillé de l'étendue du commerce de bois au Canada. Le but de cet ouvrage, Comme son titre l'indique, est simplement d'attirer l'attention publique, sur les vastes ressources forestières de ce pays. Le moyen le plus pratique d’arriver à ce résultat, est de donner un aperçu aussi succinct que possible, des principaux arbres de nos forêts, de leur classement et de leur valeur respective, des diverses espèces qui dominent dans les differentes provinces et qu’il importe le plus de connaître,
Nous avons puisé nos informations aux sources les plus sûres, nous en faisons la nomenclature ci-après, et pour plus ample information, nous y reférons le lecteur.
Les plus importants ouvrages de statistique, sont : les rapports du Département du Commerce, les Statistiques du Gouvernement de la Puissance, les Rapports du bureau des Terres de la Couronne des différentes provin-
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ces, qui fournissent toutes les informations voulues, au sujet de leurs limites à bois respectives et des règlements s’y rapportant, ete. Ces statistiques se contentent de nous nommer que les principaux arbres du Canada, à raison de leur importance commerciale.
Pour plus amples détails relatifs à leur position géographique, nous reférons le lecteur aux rapports annuels de la Geological Surveg of Canada et du Bureau des Terres du Dominion, et à des documents spéciaux sur ce sujet par le Dr G. M. Dawson, Dr Robt. Bell et Prof. John Macoun et au catalogue ‘ of Canadian Plants,’’ par le prof. Macoun, ouvrages ou nous avons puisé les informations nécessaires à ce pamphlet.
Nous n'avons pas cru non plus, devoir mentionner les prix courants, à raison des variations constantes dans les quotations du marché ; les intéressés trouveront les informations nécessaires dans les journaux du commerce, Le Canadian Lumberman, journal publié à Toronto, Ont., dans son édition hebdomadaire, donne le prix courant du bois, dans les principaux centres de l'endroit où se fait le commerce.
Dans le classement du bois de chaque espèce, dans la section des forêts canadiennes à l’exposition, on a donné une analyse de la nature des échantillons qui sont exposés. L’allocation du terrain accordé au Canada pour cette fin étant très limitée, il a fallu se contenter d’exposer plutôt la matière première. L'on trouve bien, va sans dire, encore un bon nombre d'articles manufacturés, mais pour les raisons que nous avons énumérées plus haut, il a fallu réduire autant que possible le nombre et la variété des objets manufacturés. Dans les autres sections, cependant, l'on trouvera encore un bon nombre de produits du bois manufacturé du Canadä, et-ceux qui s'intéressent au fini et poli du bois, pourront se procurer ce plaisir, en visitant les différents groupes, dans le département de la Menuiserie décorative, les Instruments Aratoires, Voitures, Ebénistrie.
Les rapports du Bureau des Terres de la Couronne; pour les différentes provinces, varient à l'infini, dans la nature de leur informations, ce qui explique le manque
Midi. ii A, AL
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d’uniformik, quand il s’agit de faire les statistiques, pour les ressources forestières de chaque province respectivement. Les chiffres établissant la valeur de chaque article exporté, des différentes provinces proviennent des rapports du Département du Commerce, rapport dont la publication fut discontinuée en 1897, Ainsi, bien que nous ayons publié ailleurs le montant total des exportations, pour le Dominion, pour 1898 et 1899, il nous faut avoir recours au rapport publié en 1897, pour l'appliquer à toutes les provinces. Nous avons été forcés de cesser la publication de ces statistiques, parce que fréquemment les marchandises étaient chargées dans des ports autres que ceux de leur province, et ceci donnait lieu à une source d'erreurs.