‹ La richesse forestière du Canada [microforme]Chapitre 2 sur 13 · NOUVELLE-ECOSSE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-ECOSSE

Le commerce de bois de la Nouvelle-Ecosse est toujours florissant, mais les meilleurs terrains forestiers ont été cédés par la Couronne, dans cette province, à des particuliers ou à des Compagnies, et le meilleur bois d’ex-

-Portation provient de cette source. ‘La plus grande par-

tie.du bois qui pousse sur les terres qui sont encore du domaine de la Couronne, est actuellement d’un accès difficile, et de trop petite dimension, pour étre converti en bois de construction. La Couronne possède aussi un million et demi d’acres de terres non concédées dont la moitié, pour ainsi dire, est couverte de forêts se composant en grande partie d’épinette et d’autres petits bois servant à la fabrication de la pulpe.

On a conservé le jeune pin, dans la Nouvelle-Ecosse ! on se contente d'exporter l’épinette parmi l’espèce coniîère. Sur les terres en partie dépeuplées du meilleur de nos bois, il reste une grande quantité de bois de pulpe qui va augmentant chaque année ; dans la Nouvelle- Ecosse et le Nouveau-Brunswick, le climat se prête merveilleusement à cette éclosion, et sur les terres défrichées les arbres conifères remplacent naturellement le bois dûr disparu.

8 Les ForEeTs pu CANADA.

A l’avenir, avec de sages précautions, le commerce du bois et de la pulpe sera de plus en plus florissant ; tous les ans de nouveaux moulins pour la fabrication de la pulpe surgissent, et, pour des années à venir, nous avons raison de compter, sur des résultats superbes, dans cette nouvelle branche d’industrie.

Jusqu’en 1899 les terres à bois étaient concédées à tout le monde indistinetement, mais depuis le Gouvernement Provincial a pris le parti de louer, au lieu de vendre de tels terrains.

Ces baux sont fait pour vingt ans, et l’une des clauses la plus importante du bail est pour ie locataire, de payer au gouvernement et d'avance, un loyer annuel de quarante centins par acre, et de plus de ne pouvoir transpor.er son droit au dit bail à un tiers, sans le consentement du Procureur-Général. Le locataire a le droit de couper sur son terrain, tout le bois qui ne mesure pas moins de dix pouces de diamètre ; il a aussi le droit d’ériger toutes bâtisses nécessaire, à son négoce, mais il est tenu de les enlever à l’expiretion de son bail, sinon elles aeviennent la propriété de ia Couronne.

Le chiffre total de l'exportation du bois de construction et autres ‘e la Nouvelle-Ecosse, en 1897, est de $2,781,356, dont $3,382 de bois étranger.

Les détails sont, comme suit :

ARTICLES. VALEUR

Ecorce pour tanneurs ........,......s.+...e $ 2,680 Bois de corde..,.....,, ses e a ” 48,363 Billots de toute espèce. ..................... ; 44,432

Bois de construction :

Madriers d’épinette et al .................... 1,370,828

Bouts de maïdriers ...... PE RS ne LL 47,732 Madriers et planches......................:.: 781,084 Lattes, perches, piquets solives et voliges..... 144,191 Douves et fonds de tonneaux .............: … 3,064 DINGÏR ..,.., 0001 RCA ÉUEUREE née: 382 nu Ce RE Er 6,189

Dormants et traverses de chemins de fer ..... 11,189

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