‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 2 sur 51 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

S AINT-PH .iR, D'ALVIANE. {Ils arrivent par l'ai^enue.)

JLe maudit contre-temps , et l'ennuyeux séjour !

d'aLVI ANE.

Je touche enfin la terre où 7n attendait l'Amour !

SAIWT-PHAR.

J'étouffe de dépit.

d'alVI ANE.

A la fin je respire.

SAINT-PHAR

Que faire maintenant ?

d'alviane.

Aimer, chanter et rire.

s AINT-PH AR.

Nous avons grand sujet de nous bien divertir! Es-tu fou? de ce port nous ne pouvons sortir.

d'alVI AKE.

Grand sujet de pester ! Après trois ans d'absence , La fortune et la paix nous ramènent en France.

SAINT-PH AR

Oui, mais un ordre, hier arrivé tout exprès, Nous retient pour huit jours dans ce port.

d'à L VI A NE, riatit.

Aux arrêts !

SAINT-PH AR

Sois donc , après cela , surpris de ma colère ! Huit jours eucor loin d'elle !

d'à L VI ANE.

Ingrat! baise la terre Que foule près d'ici le jeune et tendre objet De tant de pleurs versés, d'un si touchant regret.

SAINT-PHAR

Je brûle de la voir, et ce retard m'accable. Que ma fuite à ses yeux dut paraître coupable ! d'alviane.

Mais je t'admire^ au fait. Comment, en vérité , Peux-tu concilier cette fidélité , Ces soupirs, ces grands mots, cet amour platonique,, Ces scrupuleux excès d'une vertu comique ,

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