‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 20 sur 51 · ACTE II, SCÈNE I. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I. a

Ne veulent à leur dupe arracher que des pleurs ; Mais que d'autres encor , pour être moins coupables ; Quand ils parlent d'amour ne sont pas plus croyables!

LISE

Madame , pardonnez. A votre opinion Je suis loin d'opposer la moindre objection ; Mais c'est après trois ans qu'il se souvient encore De sa chère Sophie.

H ORTE NSE.

Et surtout il ignore Que, grâce a la fortune, aux soins de ses parents, Peut-être elle a de plus quelques faibles talents.

m""*. BELMONT.

Allons , Hortense, allons, il faut que j'y souscrive. Mais au moins promets-moi que, quoi (ju'il en arrive. Tu lui feras subir l'épreuve jusqu'au bout : Une parure extrême , et de grands airs surtout ; De la vivacité , de la coquetterie. . .

II O R T E N s E.

Ah 1 je saurai trop bien déguiser sa Sophie.

M™®. BELMONT

Songe que j'ai mon rôle à jouer. {A Lise.) Leur valet Saura-t-il sa leçon ?

LISE

J'en fais ce qu'il nio plaît.

m'"*". BELMONT remettant à Lise la IcVre de St.-Vhar

ijuelle prend des mains d' Hortense.

Prépare le succès de notre slrata^èiue.

{^A Hortense. ) A ta toilette, allons, j'assisterai moi-même.

aS LA RIVALE D'ELLE-MÊME.

Mais je veux, en passant , prévenir mon mari;

11 se prêterait mal peut-être à tout ceci.

Viens, Horiense.

Bientôt je vous rejoins.

( ffortense et M'"'. Belmovt sortent.y

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