‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 27 sur 51 · SAINT-PHAR, D'ALVIANE · texte numérisé non relu

SAINT-PHAR, D'ALVIANE

d'alVI ANE.

Qu'en penses-tu , mon cher ? Est-il si ridicule De croire que l'on m'aime ? et suis-je si crédule ? C'est a l'un de nous deux qu'un si doux compliment S'adresse , et ce n'est pas a toi certainement : L'on ne te connaît point , et d'ailleurs....

SAINT-PHAn.

Je n'ai garde

D'imaginer qu'en rien tout ceci me regarde.

Toi-même, d'Alviane, es-tu bien convaincu

Qu'on n'a pas voulu rire à tes dépens? Crois-tu

Qu'exprès , en ta faveur , un coup de sympathie ?....

d'alviane.

Et pourquoi pas ?

s AI JVT-P H AR.

Eh bien ! la , sans plaisanterie , Je veux qu'à force d'art et de séduction , Tu disposes son cœur à quelque impression ; Que trop peu préparée au dangereux manège Que tu vas employer , elle succombe au piège, Et qu'elle t'aime autant que tu feindras d'aimer. Que prétendrais-tu faire alors ?

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