G E P. M AIN
Au contraire, et pour cause; Mais avant de parler, faut-il qu'on se repose.
( A part).
Mentons de notre mieux.
d'à lv I a n e , riant.
A ton aise, laf^uin !
SAINT-PHAR
J'enrage !
GERMAIN
Eu vous quittant, j'enfilai le chemin De la poste, d'abord; j'y choisis ma monture, Je payai largement, et, sans mésaventure, J'arrive, je descends, je cherche le logis Que vous m'aviez dépeint. Quel di.mtre de pays ! Personne n'y connaît. Monsieur, votre bergère.
s AINT- PH A n.
Ne t'avais-je pas dit la plus humble chaumière ?
GERMAIN
Sans doute, et m'y voila. Je frappe un coup, puis deux, Puis cent autres; j'appelle. Enfin, faute de mieux. Une vieille, une laide, une insigne bavarde,
Sort du logis voisin. Moi , plus je la regarde ,
Et moins je puis penser, comme vous sentez bien
Que c'est votre Sophie.
SAINT-PHAR
Au fait, au fait.
GERMAIN
J'y vien.
d' A LV I A N E.
Laisse donc, il m'amuse.
A ce triste visage J'expose cependant l'objet de mon message.... Ah! Monsieur, je voudrais que vous eussiez pu voir La grimace, les pleurs, le touchant désespoir, Les gestes, la douleur de cette pauvre femme: J'en ai pleuré ; vraiment , elle m'a percé l'ame.
SAÏWT-PHAR.
Oh ! ma patience !
d' A L V I A N E , liant aux éclats.
Ah! ah! ah!
SAINT-PHAR
Bourreau, finis.
GERMAIIÏ.
Eh bien! pour en finir, elle m'a donc appris , A travers ses sanglots, que la pauvre Sophie, Après avoir pleuré le reste de sa vie
SAIJfT-rHAR.
Elle est morte !
GERMAIN
Non pas ; mais elle a bien souffert.