‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 34 sur 51 · G E P. M AIN · texte numérisé non relu

G E P. M AIN

Au contraire, et pour cause; Mais avant de parler, faut-il qu'on se repose.

( A part).

Mentons de notre mieux.

d'à lv I a n e , riant.

A ton aise, laf^uin !

SAINT-PHAR

J'enrage !

GERMAIN

Eu vous quittant, j'enfilai le chemin De la poste, d'abord; j'y choisis ma monture, Je payai largement, et, sans mésaventure, J'arrive, je descends, je cherche le logis Que vous m'aviez dépeint. Quel di.mtre de pays ! Personne n'y connaît. Monsieur, votre bergère.

s AINT- PH A n.

Ne t'avais-je pas dit la plus humble chaumière ?

GERMAIN

Sans doute, et m'y voila. Je frappe un coup, puis deux, Puis cent autres; j'appelle. Enfin, faute de mieux. Une vieille, une laide, une insigne bavarde,

Sort du logis voisin. Moi , plus je la regarde ,

Et moins je puis penser, comme vous sentez bien

Que c'est votre Sophie.

SAINT-PHAR

Au fait, au fait.

GERMAIN

J'y vien.

d' A LV I A N E.

Laisse donc, il m'amuse.

A ce triste visage J'expose cependant l'objet de mon message.... Ah! Monsieur, je voudrais que vous eussiez pu voir La grimace, les pleurs, le touchant désespoir, Les gestes, la douleur de cette pauvre femme: J'en ai pleuré ; vraiment , elle m'a percé l'ame.

SAÏWT-PHAR.

Oh ! ma patience !

d' A L V I A N E , liant aux éclats.

Ah! ah! ah!

SAINT-PHAR

Bourreau, finis.

GERMAIIÏ.

Eh bien! pour en finir, elle m'a donc appris , A travers ses sanglots, que la pauvre Sophie, Après avoir pleuré le reste de sa vie

SAIJfT-rHAR.

Elle est morte !

GERMAIN

Non pas ; mais elle a bien souffert.

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