‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 35 sur 51 · ACTE 11, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE XII

Tout le monde la plaint ; chacun s'était offert A lui donner asile, et lui servir de père, Car sa tante n'est plus. Helas! de sa misère Elle n'a pas voulu qu'on se chargeât.

SA.INT-PHAR

Grands dieux!

d'alviane.

Il m'attendrit.

CE n M AIN.

Enfin, elle a fait ses adieux Ce matin h la vieille, aux voisins, au village; Puis la voilà, portant son modeste bagage, Qui disparaît/

SAINT-PIIAR.

O ciel ! et tu n'as pas pris soin De courir sur ses pas ?

GERMAIN

Elle était déjà loin ; Et, d'ailleurs, on ne sait la route qu'elle a prise.

SAINX-PHAU.

Quel fatal incident !

Que le ciel la conduise 1

SAINT-PHAR

D'Alviane, tu sens qu'il n'est plus de devoir,

De crainte qui m'arrête; il faut que dès ce soir

Je parte, je la cherche. {^É Germain) Et ma lettre?

GERMAIN, déconcerte.

La lotfre ....

Ma foi, Monsieur.,., pardon.... n'ayant pu la remettre....

{A part.) Et le cachet rompu!.... Quel contre-temps maudit!

( Haut , et se remettant. ) Votre lettre !.... Ecoutez la fin de mon récit. Comme à votre nom seul , qui les met en colère , Le village ameuté ra'allait jeter la pierre , J'ai pris sur moi , Monsieur , d'ouvrir votre poulet, Et d'en faire lecture. O merveilleux effet! Vous eussiez vu soudain la rustique assemblée

Larmoyante, attendrie et moi , de la mêlée

M'esquivant à propos , je vous rapporte ici La lettre sans cachet, Monsieur, et la voici.

Page 1