II 0 R T E NS E
Le malheur!
M*"®. CEE MO NT.
Oui , je vous apprendrai sa déplorable hiftoire ; Vous en serez touche, vous ne pourrez y croire. Mais parlons du motif qui me fait vous chercher. Comme nous n'aurons rien bientôt a lui cacher , Elle n'est pas de trop.
s A INT-PH An.
Non, sans doute, Madame ; Elle peut, j'y consens , lire au fond de mon ame.
M™*^. BELMONT
Votre ami , d'Alviane a trahi le secret
Que bien mal h propos vous nous en auriez fait.
Votre amour pour ma fille est connu de sa mère,
( A part. ) ( Haut.)
Grands dieux ! Pardon, Madame, elle aurait dû me plaire...
6o LA RIVALE D'ELLE-MENFE.
La feinte et les détours sont ici superflus ; Et puisque je l'approuve , il faut....
SAINT-PHAR
Je suis confus....
Mon indiscret ami s'est fait un jeu perfide.... {^ A fart, en regardant Hortense.) Quel martyre !
M™*^. BELMOWT.
Eh! mon Dieu! tantôt votre air timide j A table , aurait suffi , je crois , pour vous trahir -, Quand ma fille aurait pu ne pas en convenir.
HORTEjysE, bas à Saînt-Phar.
Cruel ! et mes soupçons vous outrageaient !.#.:
SAIWT-PHAK, à part.
Que faire ?
Puis-je sans l'offenser éclaircir ce mystère ?
M*"^. BE LMONT.
Vous le dirai- je enfin? vous comblez tous nos vœux ; Qu'Hortense soit heureuse en vous rendant heureux , Saint-Phar; votre recherche et nous plaît et l'honore: Elle V souscrit. D'ailleurs , s'il vous fallait encore D'autres titres , Monsieur , pour l'obtenir de nous , Mon époux se souvient...
SAINT-PHAR
Madame , votre époux En apprenant bientôt....
M™^' BELMOWT.
C'est lui-même. J'espère Que vous la recevrez de la main de son père.