SCÈNE V
GERMAIN, L l S E ( Elle sort par la grille , vient à lai par deirière , et lui donne trois soufjieîs ).
LISE
Un , deux, trois.... Apprends donc à compter.
GERMAIN
Je le vois , Ou plutôt je le sens, ta main n'est pas changée; Mais ton cœur, ta personne?
LISE
Oh ! je suis corrigée.
Je n'ai plus la sottise a présent de compter Sur les serments d'un fat : qu'il ose s'y frotter.
GEUMAIW.
Oui , je m'y frotterai 5 mais plus je t'examine , Et plus je suis surpris de retrouver ta mine, Tes yeux fripons, ta taille, enfin ^ tous tes appas Au même point.
LISE
Ah! ah!
GERMAIN
Je ne plaisante pas.
LISE
Tu n'as pas oublié , je le vois, qu'on apaise Souvent la plus farouche avec uue fadaise j Et je m'apaise donc , car j'ai besoin de toi.
GEKHAIjy.
Je suis flatté surtout du motif; mais en quoi Puis-je me rendre utile à Madame ?
LISE
'Oh ! bien vite , Il faut me mettre au fait ; nous parlerons ensuite De tes intérêts.
GERMAIN
Oui. Commençons par les liens.
LISE
Sachons premièrement oii tu vas ? d'où tu viens ?