‹ La robe de chambre, ou, Les moeurs de ce temps làChapitre 14 sur 16 · I.A. COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A. COMTESSE

Non, c'est une folie.

LE COMTE

[A part.) Qu'allais«je faire?.. Me fâcher!., non!., cette vengeance sera plus douce... (// se rassied.) Mais si mon Ernestine n'aimait que moi, comme elle le dit, elle se serait déjà jetée dans mes bras.

LA COMTESSE, avec bonheur.

Ah!.. Gustave!..

LE COMTE, très-tendrement.

Une étreinte de sa main m'eût tout appris en un instant !

LA COMTESSE

Mon ami!..

Elle lui prend la main , et la pose sur son cœiii . LE COMTE.

Oh oui, je le sens, te cœur n'a jamais battu pour d'autre que pour moi... n'est-il pas vrai ?

LA COMTESSE, devinant l'intention de son mari, bas. Méchant!..

Ernestine hésite-t-elle à me répondre ?

LA COMTESSE

Non... Ce cœur n'a jamais été à d'autre qu'à toi !

LE COMTE, la serrant dans ses bras.

Je suis bien heureux!..

LA COMTESSE

Que rien ne trouble plus ce bonheur !

LE COMTE, à part.

Je voudrais bien voir la figure de M. le Duc !..

LA COMTESSE

Mais. . . n'enlends-je pas du bruit ?

LE COMTE

En effet, voici des lumières, du monde.

LA COMTESSE

Qu'est-ce donc?

LE COMTE , d part.

Un exempt!. . Pardieu! la marquise ne m'avait pas trompé.

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