LE LENDEMAIN
C'est là tout moD talent, je ne sais s'il suffit. La Fontaihe.
Le lendemain... oh! dise qui voudra le lendemain avec ses joies de la veille, ses ravissemens du jour, ses espérances pour l'avenir! Dise qui voudra, ou qui pourra, la douce confusion de la jeune épouse, le per-
pétuel enchanteineni du mari, qui ne cessait de j'épéier; C'est ma femme! elle est à moi , rien ne peut me la ravir ! Et pour obtenir ce trésor, le garder, en jouir, il n'est ici besoin ni de notaire, ni de maire, ni de prêtre ! Elle est à moi ! c'est mon bien, j'en suis maître , et c'est pour la vie !...
— Pour la vie! murmurait la jeune femme , plongée dans une douce extase ; tandis que son regard , levé vers le ciel , semblait ajouter : Pour la vie et par-delà!... Dise qui voudra ou qui pourra toutes ces choses, pour moi j'y renonce; et, d'ailleurs, quelle nécessité? l'histoire d'Adèle n'est-elle pas finie, puisque son bonheur commence ? Qu'auraisje à dire maintenant, sinon de fades répétitions ! 11 en est des gens comme des peuples; les plus heureux ne sont-ils pas ceux dont on pai le le moins ? >hi tâche est donc rem-
plie , je m'eii applaudis , surtout si par ce récit je suis parvenue à justifier mon épigraphe et à prouver que les bons mariages sont écrits dans le ciel.