‹ La RochefoucauldChapitre 28 sur 87 · I. V h lUiNDi; IMIS l»UI\« KS · texte numérisé non relu

I. V h lUiNDi; IMIS l»UI\« KS

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C'était la fin. La graiule M.uit'iiioisclii', rhéroiiie de cette journée, a fixé* pour nous, dans ses .Uf^/w<>e^(l), la vision de La lîochefoucauld blessé :

Je trouvai dans la rue de la Tixeranderie le plus alTreux spwtacle qui se puisse regarder : c'était M. le duc de La Koeliefoucauld, qui avait un coup de luuustjuet qui lui prenait au coin de l'œil d'un eùté et lui sortait pur 1 autre, entre (l'œil) et ]•• U' / de sorte quf les deux yeux étaient offensés; il semblait ij i ! lui I ■ •. tant il perdait de san^' par là. Tout son vi-

"Il '■' ' t niênu' il soulHait san> cesse comme sil m; • ,,

(• que celui (jui entrait dans la bouche ne l'étoullât . Sou 1' tenait par une main, et (îourville j)ar l'autre; car il ne voyait goutte. 11 était à cheval, et avait un pourpoint blanc, aussi bien que ceux «jui le menaient, qui éraient tout couverts de sans; comme le sien. Us se fondaient eu larm «s ; car, à le voir en cet état, je n'eusse jamais cru qu'il en eût pu échapper. Je m'arrêtai pour parler à lui ; mais il ne me répondit pa.'^ : c'était tout ce qu'il pouvait faire que d'entendre.

Entendre, et penser peut-être... H]t s il pcusui. .-es réflexions ne devaient pas être couleur de rose. 11 revoyait doute toute sa vie dej)uii plus de vingt ans, sa vie ^ t :.te par lui-même et piir les autres. Ni la L'éihiM^té, ni l'iutrigue ne lui avaient réussi ; ni l'amour d< é, ni

l'amour ambitieux, iiravoure et diplomatie u\aiiiit eu

(1) T. Il, [>. yv.

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pour unique résultat de l'anieuer à se faire solteiuent blesser devant une barricade, sans niC'ine ({u'il eût procuré du plaisir aux autres ou ;\ lui-même. C'était sou destin de ne pas contenter et de n'être pas contenté.

Mais au moins tout était fini... Qu'il mourût ou (|u'il se rétablît, il avait droit désormais au repos, et pour l'instant c'était vraiment tout ce qu'il souhaitait. Lorsqu'au lendemain de la bataille les |)artis se retrouvèrent en présence et recomnn'ncêrent à traiter de la jiaix, il lit savoir,» i)our apporter plus de facilité à la conclure», qu'il avait « renoncé aux avanta^ues que M. le })rince lui devait faire obtenir »,

Mais la Fronde ne devait pas se terminer ainsi : « La mort de l'un (duc de Bouillon) et la blessure de l'autre (lui-même) laissèrent aux Es|)agnols et .aux amis de Mme de Longueville toute la liberté qu'ils désiraient pour entndner M. le prince. » Condé passa délinitivement au service de Philippe IV. Mme de Longueville, après avoir résisté de façon admirable pendant encore ])rès d'une année, dans Bordeaux, se relira auprès de son mari, pré|)araut sa retraite de Port-Koyjd. La révolution parisienne fmit dans le massacre, sans avoii* réalisé ses promesses ;

Fronde au croc, si le Vilain S'en va tout de bon demain (1).

La llochefoucauld, une fois de plus inconséquent, refusa d'être compris dans l'amnistie du 3 février 1653. Il encourut les peines portées contre les k rebelles, criuiiiiels de lèsemajesté, perturbateurs du repos public et traîtres à leur patrie ». Après quoi, il fit rimpossil)le pour demeurer dans Paris à se faire soigner.

Sa faiblesse de caractère éclatait donc jusque dans ces terribles conjonctures. En octobre, après la défaite, il trouvait encore moyen d'écrire à Condé :

Si j'étais en autre état que je suis, je ne vous demanderais pas ce que vous désirez que je fasse, car je saurais bien ce que

(1) Le Vilain, c'est Mazarin, naturellement.

j'aurai.- A '

vue, j- !li'

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