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tTiiint tlo mettre lo bagage de son ;irin(''i> sur li' bord du fdsso do Saint-Antoine, parée qu'on avait refusé de le laisser entrer dans Paris ; on avait même pillô quelques chariots, et les partisans de la cour avaient ména^^t'' qu'on y verrait, comnu' d'un lieu neutre, révi''nement de cette affaire. M. le prinee retint auprès de lui ee qui s'y trouva do ses domestiques ou de personnes de qualitt'' (pu n'avaient point de commandement, et qui r'tai<'nt au nombre de trente ou quarante, et en forma un escadron. .M. de Turenne disposa ses attafpies avec une extrême dilii^'ciice, et avec tttute la conliance (pje peut avoir un homme <|ui se croit a.'jsurê de la victoire; mais, lorsque ces gens détachés furent à trente pas du retranchement, M. le prince sortit avec Tescadron que j'ai dit. et, se mêlant l'épée à la main, ilélit entièrement le bataillon (|ui était edinmaiidé, prit des olllciers j)risonniers, emporta les drapeaux, et se retira dans son retranchement. D'un autre côté, le marquis de Saint-Mesgrin attacpia le poste qui était défendu par le comte de Tavannes, lieutenant général, et par Lanques, maréchal de camp. La résistance y fut si grande, que le marquis de Saint-Mesgrin, voyant que toute son infanterie mollissait, emporté de chaleur et de colère, avança avec la compjignie des chevau-légers du roi, dans luie rue étroite, fermée d'une barricade, où il fut tué avec le mar(|uis de Nantouillet, le Kduilloux et (pielques autres. Maiicliiiiy, neveu du cardinal Mazarin, y fut blessé et mourut j)eii de jours après. On continuait de toutes parts les attaques avec une extrême vigueur, et M. le prince cliar<,'ea tme seconde fois, avec même succès (pi'à la première. H se trouvait partout, et, dans le miljeti du feu et du combat, il dnmiait les ordres avec cette netteté d"es|)rit (pli est si rare en ces reiicontn^s. Miidii les troupes du roi avaient f(jrcé la dernière barricade de la rue qui va do celle du (lours à Charenton, et qui était (juaranle [)a.s au delà d'une fort grande place (pii aboutit à cette même rue. Le marquis de Navailles s'en était rendu maître, et, pour la mieux carder, il avait fait percer les maisons proches, et mis des mousquetaires partout. M. le prince avait (Jessein de les délof^er avec de linlanterie et de faire percer d'autres maisons pour les chasser par un plus trrand feu, comme c'était en effet le parti «|u"on devait prendre; mais le duc de Beaufort, qui ne s'était. p;ts rencontré aupr("'s de .M. le prince au commencement de l'attaque, et (pii sentait (piehpie dépit de ce (pie le duc de Nemours y avait toujours été, pressa M. le prince de faire alla- (pjcr la barricade par de l'infanterie, et, comme cette infanterie
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M. lo pnnct' lit ferme dans la rue. avi^c ce qui s'était rai
de lui de ceux qui les avaient miivin. Cependant les i ;„
qui tenaient toutes les maisons de la rue, voyant la liarrirade •:'!'(• seulement par (juatre hommes, l'eussent sans doute '. si l'escadron de M. le prince ne les eût arrêtés; mais ! ' - , fj^. ,|„i 1,.^ empêchât de tirer par 1»'>
f Mf à faire feu de tous côtés, et voyaient
: jun.- 11.- ; ju'à la tête ceux qui tenaient la
Ix' duc di . re(,ut treize coups sur lui ou dans
^e^ ttiuu->, et le duc de La Koelu'foucauld une m« '; tpii.
lui perçant le visage au-dessous des yeux, lui : 'aiit
perdre la vue, ce qui oblif,'ea le duc de B»'aufori et !• Marcillac à se retirer pour emmener les deux blessés. L' avancèrent pour les prendre ; mais M. le prince s'avança aus.»! pour les dégager, et leur donna le temps de monter h cheval. Ainsi ils laissèrent au\ ennemis le poste qu'ils venaient de leur faire quitter, et presque tout ce qui les avait suivis dans la place fut tué ou blessé. M. le prince perdit en cette journt'e les marquis de Flammarins et de la Ko( ' ' fa»tr«s et de H<>s<ii. df* Fourneaux. ' < • , liuc de 1-
: l'ii. ♦*!
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rs mortii ou bles.>és fut . .
lud semblait que chaque parti songeât plus à répan-r ses
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/ portes qu'j\ attnqiior ses onnoniis. C<'ttc osjkVo do trôvo ('•(ait avantapouso aux troujios du roi, rohutfos de tant d'aiU\(|U('s où cllos avairiit Hv ropoussôcs. Durant oo tcin|)s, le niar(''chal do la l-Vrti'' avait marolio ou diliijono(>, ot il se proparait à fairo un luiuvol effort avec sou arnu^o fraîche et entière, Iors(iuo les l'arisions. qui, juscpu'-lù, avaient seulement été spectateurs d'une si <,Tande action, se déclarèrent en faveur de M. le prince. ils avaient été si prévenus dos arti lices do la cour et du cardinal i\v Retz, et on leur avait tellement persuadé que la paix particulière de M. le prince était faite sans y comprendre leurs intérêts, quïls avaient considéré le eominencement de ce combat comme tine comédie qui se jouait de concert avec le cardinal ^lazarin. M. le duc d'Orléans même les conlinna dans cette j)ensée, en ne donnant aucun ordre dans la ville |»our secourir M. le prince. Le cardinal do Ketz, (pii était auprès de lui, au^nentait encore l'irrésolution et le trouble de son esprit, en formant dis dillicultés sur tout ce (piil proposait ; d'autre part, la porte Saint-Antoine était jïardée par une colonelle de l)our!j:eois, dont les officiers, qui étaient fJian^nés de la cour, enqiêcliaient presque également de sortir de la ville et d'y entrer. Enfin tout y était mal disposé pour y recevoir M. le prince et ses troupes, lorsque Mademoiselle, faisant un effort sur l'esprit de monsieur son père, le tira de la léthargie où le tenait le cardinal de Retz. Elle alla porter ses ordres à la maison de ville pour faire |)rendre les armes aux bourgeois ; en même temps, elle commanda au gouverneur de la Bastille de faire tirer le canon sur les troupes du roi, et, revenant à la porte Saint-Antoine, elle disposa non seulement tous les bourgeois à recevoir M. le prince et son armée, mais même h sortir et A. < scarmoucher, jtendant que ses troupes rentreraient. Ce qui acheva encore d'émouvoir le peuple en faveur de M. le prince fut di> voir remporter tant de gens de (pialité morts ou blessés. Le duc de La Rochefoucauld voulut profiter de cette conjoncture pour son parti, et. quoifpie sa blessure lui fît presque sortir les deux yeux hors de la tête, il alla à cheval, du lieu où il avait été blessé, jusqu'à l'hôtel de Lyencourt, au faubourg Saint- (iermain, exhortant le peuple à secourir M. le prince et à mieux connaître à l'avenir l'intention de ceux qui l'avaient accusé d'avoir traité avec la cour. C/cla fit, pour un temps, l'effet qu'on désirait, et jamais Paris n'a été mieux disposé pour M. le j)rince qu'il le fut alors. Cependant le bruit du canon do la Bastille produisit deux sentiments bien différents dans