‹ La RochefoucauldChapitre 38 sur 87 · XX · texte numérisé non relu

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La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir ; mais les maux présents triomphent d'elle.

IVti di' ^v\\> il In itiuri. On ne la KvufTri* |ia> urdi-

I! ilr. m. lit i.»r :i. mauj paT stupidité f\ par coutume;

iiiMu*!t im*urt>nt parce qu'un ne |M'Ut s'em-

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I>>rs(|UO les (^and-^ hoinines ne laissent abattre par la longueur de leurs infortunes, ils fout voir qu"il> ne les soutiiiaient que par la fon-e de leur ambition, et non par celle de leur anie, et (pi'à uiu' ^ande vaniti^ pr^, les h^ros sont faits comme lets Auin'^ hommes.

n faut de plus jurandes vertus pour soutenir la bonne fortune que la mauvaise.

Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement (1). \

On fait souvent vanité des pissions même les plus criminelles ; mais l'envie est une passion timide et honteuse que l'on n'ose jaiuiiis avouer.

(1) (Vtle maxime fameusi'. uuus a muntri- M. (it'<ir^<' Mauriv«Tt.

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tion de La KiM*hett»urauiit.

t!>j I. \ iî(i(;iii:r()i CM 1,1» — ciiAiv V

La jaloiisio est (M1 (|ucl(|iir iiianiôrt' juste ol raisonnable, puisqu'ollo no tond i\nh consorvor un bion qui nous appartiont ou quo nous croyons nous appartoin'r ; au lion quo Tonvic est une fureur qui no poul soulTrir le bien fies aulros.

Le mal que nous faisons ne nous attire jtas tant de persécution et de haine que nos bonnes qualités.

Nous avons plus do force quo do volonté, et c'est souvent pour nous excuser à nous-mêmes quo nous nous imaginons que les choses sont impossibles.

Si nous n'avions point de défauts, nous ne j)rendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres.

La jalousie se nourrit dans les doutes et elle devient fureur, ou elle finit si tôt (ju'ou jjasse du doute à la certitude.

L'orgueil se dédommage toujours, et no perd rien lors mémo (pli! ren«nco à la vanité.

Si nous n'avions point d'orgueil, nous ne nous plaindrions pas de celui des autres.

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Il sernWf que la naiuro, qui a ci vtn^ivmvnt diKpmé !•" •■••"••••• ili' iioiri' corps pour nous rciidn- luMircux, nous ait ai. 1 jiifil pour nous ^'pjirtfnfr la douleur df ronnaitn.* nos mij» i

1. pruufil a plus (ic pan «jiu' la imnti' aux ifiiifiitraiiit - II. m- faiM.iis à trux (pli idninu-ttrnt d»'S fautes; et nous i

ijuit poui It's vn corriger que pour leur persuadi i iiiiue* fxi'nipis.

Nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes.

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