I.IV
Le mépris des richesses était dans les philosophes un désir caché de venger leur nu-rite de l'injustice de la fortune par hmépris des mêmes biens dont clli- les privait ; cétnit uv -«•« ut jtour se garantir de l'avilissement dt- la pauvr- ' un
chemin détourné pour allii ;» la considération, pou-
vaient avoir par les richesses.
^^«6 — I \ KtiCII l'.l'til CAl'IJ). - CIIAl'. V
l.a luviiic pour les favoris n"i's( aiilro clioso (|U(' ranioiir de la l'avour. Le dépit do no la pas possôdor so coiisolo ot s'adoucit par lo môpris (pio l'on tômoigno do coux cpii la possôdont, ol nous lour rot'usons nos lioniniagos, no pouvant \nis lour ôlor 00 (pli lour attiro coux do tout lo niondo.
J.Vl
l'our s'établir dans lo monde, on fait tout ce que l'on peut pour y paraître établi.
Quoique les hommes se flattent de leurs ^andes* actions, cllos no sont pas souvent les efïets d'un grand dessein, mais dos effets du hasard.
Il semble que nos actions aient des étoiles hourouses ou malheureuses à qui elles doivent une grande partie de la louange ot du blâme qu'on leur donne.
Il nv a point d'accidents si malheureux dont les habiles gens no liront quelque avantage, ni de si heureux que les imprudents ne puissent tourner à leur préjudice.
La fortune tourne tout à l'avantage de ceux qu'elle favorise.
I j N M wiMK» •sss^- ts:
\a' ImhiIh ur II if Mi.niMui ui^ mumrii - i;< (l^|K*ntl«'nt |lA^
iiidiiis do leur liuiticiir (jiir il(> In fortune.
La sinc^'rilô ost une ouverluri' de e<pur. On iii trouve en fori peu de gens, et celle que l'on vuil d'ordinaire u'eiit qu'une fine dissinnilation pour attirer la confiance des autres.
l/aversion du niensoni^'e est souvent une inipereepiil)!»- anibition de rendre nos ténioi<;jnages considérables et d'art'rer à nos paroles un respect de n"Iipnon.