I.X IV
1^ vérité ne faii pa^ tant de bien dan^ le monde que ses apparences V font tie mal.
n n'y a point d'éloges qu'on ne donne à la prudence ; cependant elle ne saurait nous a^^surer du moindre événement.
Un habile homme doit régler le rant» de se* intérêts et les < onduire chacun dans «on ordre. Notre avidité le trouble souvent, en nous faisant courir à tant de choses à la fois (jue, pour désirer trop les moins importantes, on nuuupie les |»lu!» considérables.
^98 = 1. A lUtClIKKOl CAlIl.l). — CIIAl». V ==
LXVU
J.a 1)0TMU> nvCu'i' est au cdips ce quo le bon sens ost ;\ l'ospiil.
Il ost difficile de définir Tamour. Ce qu'on en peut dire est que, dans Tânie, c'est une passion de régner ; dans les esprits, c'est une sympathie, et dans le corps, ce n'est qu'une envie cacliée et délicate do posséder ce (pic l'on aime après boaucouj) de mystères.
S'il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres ])assions, c'est celui qui est caché au fond du cœur et que nous ignorons nous-mêmes.
Il n'y a point de déguisement qui puisse longtemps cacher TaMiour où il e^t, ni le feindre oii il n'est pas,
Il n'v a guère de gens qui no soient honteux de s'être aimés, (piand ils ne s'aiment plus.
Si (iM jui^c de ramour par la plui)art de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié,
On peut trouver des femmes qui n'ont jamais eu de galanterie, mais il est rare d'en trouver qui n'en aient jamais eu qu'une.
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