CXX II
Si nous ri-sislous à nos passions, c'est plus par leur faiblesse que par notre force.
206 = LA KOCIIKFOUCAUM). — CIIAP. V
On n'aurait guère de plaisir si on ne se flattait jamais.
Les plus habiles affectent toute leur vie de blâmer les finesses, pour s'en servir en quelque grande occasion et pour quelque grand intérêt.
L'usage ordinaire de la finesse est la marque d'un petit esprit, et il aiTive presque toujours que celui qui s'en sert pour se cou\Tir en un endroit se découvre en un autre.
Les finesses et les traliisons ne viennent que de manque d'habileté.
Le vrai moyen d'être trompé, c'est de se croire plus fin que les autres.
La trop grande subtilité est une fausse délicatesse, et la véritable délicatesse est une solide subtilité.
11 suffit quelquefois d'être grossier pour n'être pas trompé par un habile homme.
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rv\-\- Lu (ajbloïi- vhi le bi'ul ilifaul ^uv 1 un ne saurait corriger.
(XXXl
Le moindre défaut des femmes qui so sont abandonnées à faire Tainour, c'est de faire Tamour.
Il est plus aisé d'être sa^^e pour les autres que de l'être pour soi-même.
Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des mécliants originaux.
On n'est jamais si ridicule par les qualités que l'on a que par celles que l'on affecte d'avoir.
ex XXV
On est «|ueltjUffuis aussi difTiVi-nt de sdi-uiênie que des autres.
Il y a di»* fjeiis qui iraiiraieiit jamais été amoureux s'ils n'avaient jamais entendu p.t'l' ' ''■ '■.miniM
On parle i>eu quand la vanité neifait pas parler.
J08 = l.A HOCIIK KOIM: \ri.l). — CMAP. V
CXXXVIll
On aime iiiioux dire du mal di' soi-môme (pio ih' n'en point )arli'r.